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Laté Lawson-Hellu : Western University
L'écriture sur fond de mémoire historique demeure la pierre angulaire d'intelligibilité du champ littéraire francophone, hier comme aujourd'hui, lorsqu'on en vient à ses textes ou à ses discours d'appréhension. Si l'œuvre de l'écrivain Félix Couchoro (1900-1968) demeure pour sa part inscrite dans le cadre des productions francophones africaines des générations coloniales, c'est au tournant du millénaire seulement qu'elle est devenue disponible pour le grand public, favorisant ainsi un regard nouveau et original sur le rapport à l'histoire coloniale dans les écritures francophones. Ainsi en est-il du traitement in absentia que cet écrivain propose du fait colonial dans ses romans, préférant y aborder le contexte socio-culturel généré par cette histoire, mais dans sa démarcation épistémologique d'avec cette histoire. La réflexion proposée vise ainsi à présenter certaines des modalités de mise en « silence » du fait colonial, pour sa meilleure contestation, chez cet écrivain du nationalisme pré-indépendance.
Ce colloque invite les chercheurs de tous bords à une réflexion sur les représentations de la colonisation dans les littératures francophones contemporaines. Les angles de réflexion suivront — sans obligatoirement s’y limiter — les questionnements suivants : Comment les littératures francophones contemporaines représentent-elles la colonisation? L’investissent-elles de nouveaux contenus? Lui fixent-elles de nouveaux enjeux? Déploient-elles de nouvelles techniques d’écriture? Quelles nouvelles utopies, quels nouveaux projets de société proposent-elles et à quelles fins? À quelle nouvelle épistémè le champ littéraire francophone contemporain, en gardant ouverte la page de l’histoire coloniale, ouvre-t-elle? Quel(s) autre(s) savoir(s) sur le phénomène colonial — et ses divers épiphénomènes — cette épistémè recèle-t-elle? À quelle nouvelle (méta)critique du fait colonial les textes littéraires s’emploient-ils? Comment inscrivent-ils, dans leur déploiement narratif et énonciatif, la mémoire coloniale?
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