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Marcel Babin : Université Laval
L'Arctique est la région du monde qui subit le plus fortement les effets du changement climatique. La température de l'air y a augmenté de 4°C au cours des trois dernières décennies, soit deux fois plus qu'ailleurs. À terre, le pergélisol, qui contient plus de la moitié du carbone organique des sols de la planète, a amorcé un dégel progressif qui, par l'action des bactéries, devient une source importante de gaz à effet de serre. On observe par ailleurs une densification du couvert arbustif de la toundra qui refaçonne les habitats de la faune arctique. En mer, l'étendue de la banquise estivale a diminué de 40% depuis 1979 et les fleuves arctiques y apportent des quantités croissantes d'eau douce. De nouvelles caractéristiques hydrodynamiques et chimiques émergent. Ces modifications du biotope marin sont susceptibles de bouleverser la structure et le fonctionnement du réseau trophique de l'océan Arctique, et les services écosystémiques qui en découlent. Lors de cette conférence, je présenterai l'état de l'art sur la réponse de l'océan Arctique au changement climatique, et décrirai les approches et outils qui sont actuellement mis de l'avant pour apporter des réponses sur le devenir des écosystèmes marins. Je mettrai l'emphase sur le rôle de la lumière comme l'une des contraintes importantes de la vie sous-marine en Arctique, et sur l'utilisation de méthodes optiques pour l'observation des écosystèmes marins.
Ce colloque soulignera la contribution des diplômés des programmes de biologie de l’UQAR qui travaillent dans différents domaines principalement au Québec et au Canada, mais aussi à l’étranger. Ce colloque multithématique illustrera l’importante contribution de nos biologistes à l’avancement des sciences fondamentales et appliquées. Cet événement présentera une grande diversité des travaux de recherche que mènent nos diplômés depuis près d’un demi-siècle. La diversité des thèmes abordés (p. ex. : sciences marines, zoologie, écologie et gestion de la faune, botanique et écologie végétale, biochimie, physiologie animale et biologie moléculaire) permettra aux participants de partager et d’échanger des connaissances innovantes en plus de renforcer un réseau de chercheurs et praticiens issus de plusieurs cohortes – voire générations! – de diplômés.