pen icon Colloque
quote

Pensée critique et statistique

JV

Membre a labase

Jean-Philippe VILLENEUVE : Cégep de Rimouski

Résumé de la communication

La pensée critique est, selon Lau (http://philosophy.hku.hk/think/critical/ct.php), lacapacité de penser clairement et rationnellement. Elle permet notamment d'identifier, de faire etd'évaluer des arguments. L'innumérisme est l'incapacité à lire correctement un énoncé ayant desnombres et il nuit à la pensée critique, car il nous est impossible d'évaluer si l'énoncé est vrai oufaux. Que signifie, par exemple, que le deuxième article est à moitié prix ou qu'une compagnieaffirme avoir le plus grand nombre de clients satisfaits? Ces problèmes d'innumérisme peuvent très bien être traités dans le cours de Méthodes quantitatives (360-300) qui est obligatoire pourles étudiantes et les étudiants du programme de sciences humaines. Or, les manuels scolaires neparlent pas ou très peu d'innumérisme. La question devient alors: comment organiser ce courspour maximiser sa pertinence dans l'enseignement de la pensée critique? Pour répondre à cettequestion, une séquence de cours sera présentée. De plus, un élément de compétence est de situerl'analyse des données à l'intérieur de la démarche scientifique en sciences humaines. Il semble yavoir consensus sur cette définition de la démarche scientifique dans les manuels scolaires.Comment cette «démarche scientifique» pourrait-elle s'inscrire dans le développement de lapensée critique? La question de la diffusion via l'utilisation d'un manuel, d'un Wiki oude capsules vidéos sera abordée et l'approche pédagogique de la classe inversée, discutée.

Résumé du colloque

L’expérience trouve son origine dans la connaissance sensible. Elle est particulière à chacun, et pourtant elle conduit à la connaissance scientifique universelle. Sans le secours du langage, elle reste inaccessible, mais le langage lui-même semble provenir d’elle. Données à jamais privées ou clef de voute de toute connaissance possible, la question de l’expérience est au centre d’une multitude de théories philosophiques fondamentales.

Toute personne ayant acquis un niveau d’expérience pertinente reconnu est considérée comme un expert, mais à quoi tient l’expertise? Qui sont les experts et qu’implique la détermination de leur statut épistémologique? Selon quel critère la communauté fait-elle d’un individu un expert? Quels droits et privilèges exerce-t-il dans une société démocratique? La question de l’expertise, bien qu’au centre du domaine de l’épistémologie, peut être abordée tant par le féminisme, par la philosophie des sciences, que par la philosophie politique.

Quant à l’expérimentation, elle désigne une expérience d’un type particulier : une expérience que l’on contrôle et réalise afin de « régler » certaines questions. L’expérimentation est une méthode puissante pour guider la connaissance et l’action. Toutefois, le lien qu’elle entretient avec la théorie dont elle découle est complexe. Les inférences sous-jacentes sont-elles toujours légitimes et suffisantes? De plus, les conditions des expérimentations soulèvent de graves questions éthiques. Qu’elles impliquent des sujets humains ou animaux, les expérimentations pharmaceutiques, par exemple, réduisent ces êtres à des outils scientifiques et peuvent dépasser une barrière éthique sous le couvert d’objectifs médicaux touchant une plus grande masse.

Le thème que représente la combinaison des concepts d’expérience, d’expertise et d’expérimentation que propose la Société de philosophie du Québec pour son congrès 2015 peut être déployé de manière multiple et propre à interpeller tous les champs de la philosophie.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 28 mai 2015

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :