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Danielle Pelland : Université de Montréal
Problématique. Si la désinstitutionnalisation a permis aux personnes ayant un trouble grave de santé mentale (ATGSM) d’entrevoir un autre chez-soi que l’asile, le rétablissement et l’intégration sociale sont complexifiés par la violence structurelle, la stigmatisation et les discriminations et ce, malgré les modifications législatives visant à améliorer les droits humains, la lutte antistigmatisation, l’avancée des connaissances et des traitements. Méthode. Prenant racine dans la filiation compréhensive permettant d’extraire le sens des expériences, l’étude qualitative s’appuie sur l’interactionnisme symbolique pour explorer la reconstruction des liens sociaux de 10 personnes ATGSM vues par une équipe de suivi intensif dans la communauté (SI) dans la région des Laurentides. Ce cadre tient compte de la complexité du social et met en lumière le point de vue des acteurs sociaux. Résultats. Il ressort des 24 entretiens, analysés selon l’analyse de contenu, que l’interaction sociale avec les intervenantes du SI est la pierre angulaire soutenant la reconstruction des liens sociaux contribuant à atténuer l’impact de la stigmatisation et des discriminations. Apport à la connaissance. Visant à enrichir la pratique, les analyses abordent la transformation de l’identité, le sens de l’existence, la signification des conflits et ruptures des liens sociaux ainsi que la négociation lors des interactions entre les personnes ATGSM, les intervenantes, les institutions et la communauté.
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