pen icon Colloque
quote

Pour une gestion et une communication efficaces des risques naturels

KS

Membre a labase

Katy St-Martin : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

Sachant que les catastrophes naturelles sont en hausse à l'échelle mondiale depuis les trente dernières années (GIEC, 2007), il apparaît pertinent de nous intéresser aux actions prises par les décideurs politiques pour faire face à ces événements. Une gestion démocratique des risques permet aux citoyens de prendre des décisions éclairées et d'assurer leur protection (Leiss & Krewski, 1989). Dans cette optique, nous avons donc cherché à connaitre le type de rationalité d'action (Habermas, 1987) qui a guidé les décisions du gouvernement du Québec lors des inondations de la rivière Richelieu en 2011. L'impératif de l'intérêt public nous laisse espérer que les décisions respectent les normes établies et qu'elles ne sont pas en contradiction avec la gestion du bien commun (OCDE, 2010; Halachmi, 2005). Notre cadre théorique repose sur des éléments tirés des fondements de la gestion des risques (MSP, 2008) enchâssés dans les principes de gouvernance (Langanier et al., 2000) et de communication des risques (Leiss & Krewski, 1989). Le cadre conceptuel comprend des textes théoriques et des textes réglementaires. Enfin, nous avons élaboré une grille d'indicateurs et nous l'avons appliquée à l'un des articles publiés dans le quotidien Le Devoir. Les travaux entrepris dans le cadre de cet essai ont permis de soupçonner une tension entre la décision concernant l'adoption du décret permettant la reconstruction de maisons en zone inondable et la mécanique normative normalement attendue.

Résumé du colloque

Pour une plus grande résilience des collectivités au Québec

Les risques naturels sont omniprésents dans notre monde en changement, un fait confirmé par les événements des dernières décennies au Québec comme ailleurs dans le monde. Le passage de la tempête Arthur au mois de juillet 2014 sur le pourtour de la Gaspésie est un exemple récent d’aléa ayant généré des dommages de plusieurs millions de dollars aux infrastructures routières du village de Marsoui, notamment, lequel se remet encore de l’impact de la tempête dans le cœur du village. De plus, non seulement les aléas naturels surviennent naturellement, mais il semble que leur fréquence et leur amplitude changent avec l’évolution du climat, ce qui rend caduque la perception selon laquelle il est possible de les contrôler.

Dans la mouvance de cette prise de conscience, l’Organisation des Nations unies a lancé en 2005 la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC), dont le principal objectif est de prendre en considération la notion de risque à l’échelle de la planète. Au Québec, par suite de la crise du verglas de janvier 1998, le ministère de la Sécurité publique a mis en place en 2001 la Loi sur la sécurité civile dans le but de rendre les collectivités plus résilientes. En mars 2014, il a adopté la Politique québécoise de sécurité civile 2014-2024, dont la résilience des collectivités constitue le cœur. Cette politique offre un cadre législatif renouvelé à l’égard des risques et de la réponse des autorités et des collectivités à ces derniers.

Il apparaît extrêmement pertinent, tant du point de vue de la recherche universitaire que dans l’optique d’arrimer cette recherche à la mise en œuvre de politiques publiques efficaces, de mettre en relation les différents intervenants concernés.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 28 mai 2015

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :