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Matthew Brett : Université Concordia
Cette présentation mettra en évidence les résultats d'une évaluation empirique, de quatre ans, au sujet des politiques et des pratiques du développement régional canadien. Ce projet a employé une approche basée sur des études de cas composés de méthodes mixtes et à multiples niveaux élaborés dans quatre provinces et dans cinq régions majoritairement rurales (Kittiwake/Gander-New-Wes-Valley et la péninsule Great Northern, T.-N.-L.; la MRC de Rimouski-Neigette, Qc; l'est de l'Ontario, Ont.; et Kootenay, C.-B.). Il emploie un cadre analytique axé sur cinq thèmes clés du nouveau régionalisme : le développement territorial, la gouvernance, la progression de l'innovation et du savoir, l'intégration et les relations entre régions rurales et urbaines. Les méthodes incluent une revue de la littérature, des observations et des expériences sur le terrain et plus de 100 interviews avec des répondants clés.
Nos résultats suggèrent que certains éléments du paradigme du nouveau régionalisme peuvent être observés dans le développement régional canadien des dernières décennies. Nous identifions, pourtant, des lacunes importantes dans les attentes, dans la théorisation, ainsi que dans quelques cas de la rhétorique du nouveau régionalisme et des politiques et des pratiques sur le terrain. Ces problèmes seront discutés avec un regard particulier sur l'approche du Québec face au développement régional et aux changements récemment apportés à sa politique rurale.
On assiste depuis les années 1980 à une participation croissante des collectivités locales à la recherche de solutions aux grands enjeux sociaux : pauvreté et exclusion sociale, décrochage scolaire, santé, développement économique, intégration des immigrants, vieillissement démographique, etc.
Plusieurs facteurs sous-tendent ce mouvement « de décentralisation et de régionalisation de l’action publique » (Doray, Verdier & Prévost, 2012) qui n’est pas propre au Québec et qui se développe à des rythmes différents selon les secteurs et les régions : mobilisation des collectivités locales pour s’approprier leur développement par l’amélioration des conditions de vie; développement des capacités de recherche autour d’institutions régionales universitaires et collégiales; constat d’échec des politiques sectorielles; développement d’une économie de proximité ancrée localement; avancées de la recherche dans plusieurs domaines autour d’approches multiniveaux reconnaissant l’importance des caractéristiques de l’environnement local, etc.
Pour que les instances et les organismes régionaux et locaux puissent remplir efficacement les mandats de planification et de coordination des actions qui leur sont confiés en vue de répondre aux besoins et attentes du milieu, ils doivent s’appuyer sur des données adéquates et sur des procédés performants de traitement de l’information. On assiste ainsi depuis une trentaine d’années :
– au développement de plusieurs systèmes d’indicateurs à portée régionale et locale largement utilisés dans différents secteurs de l’action publique;
– à une production accrue de données à une échelle géographique fine par le développement de grands programmes d’enquêtes à portée régionale et même locale;
– à l’implantation de la géomatique dans les instances municipales;
– au développement de nouvelles approches et méthodologies exploitant la dimension spatiale des informations.
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