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Risque d'érosion côtière et changements climatiques : l'adaptation transformationnelle par et pour les collectivités côtières d'après les expériences au Québec et en Europe

UB

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Ursule Boyer-villemaire : UQAR - Université du Québec à Rimouski

Résumé de la communication

D'origine naturelle et anthropique, les impacts de l'érosion côtière sont irréversibles à plusieurs endroits sensibles dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent. En s'appuyant sur le cadre conceptuel de l'adaptation transformationnelle à l'échelle des communautés, et considérant le manque chronique de ressources, les objectifs de cette recherche étaient d'identifier les impacts du statu quo institutionnel et d'établir la diversité des pistes d'adaptation s'offrant aux communautés locales pour les éviter. Nous avons d'abord identifié la diversité des impacts sur les enjeux bâtis et sur la qualité de vie des communautés, en s'appuyant sur des visites terrain et un sondage auprès des citoyens dans trois communautés au Québec, en Irlande du Nord et en Espagne (n=125). Ensuite, nous avons identifié les pistes locales d'adaptation par le biais d'une cartographie des acteurs et des projets/programmes institutionnels à l'aide d'entrevues semi-dirigées (n=62) auprès d'acteurs locaux, régionaux et nationaux dans les mêmes sites, ainsi qu'en Écosse, Angleterre, France, Espagne et aux Pays-Bas. Les résultats s'articulent en 5 catégories de leviers pour les communautés : l'état de la situation, l'urgent, construire la participation, la relocalisation stratégique et le suivi.

Résumé du colloque

Pour une plus grande résilience des collectivités au Québec

Les risques naturels sont omniprésents dans notre monde en changement, un fait confirmé par les événements des dernières décennies au Québec comme ailleurs dans le monde. Le passage de la tempête Arthur au mois de juillet 2014 sur le pourtour de la Gaspésie est un exemple récent d’aléa ayant généré des dommages de plusieurs millions de dollars aux infrastructures routières du village de Marsoui, notamment, lequel se remet encore de l’impact de la tempête dans le cœur du village. De plus, non seulement les aléas naturels surviennent naturellement, mais il semble que leur fréquence et leur amplitude changent avec l’évolution du climat, ce qui rend caduque la perception selon laquelle il est possible de les contrôler.

Dans la mouvance de cette prise de conscience, l’Organisation des Nations unies a lancé en 2005 la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC), dont le principal objectif est de prendre en considération la notion de risque à l’échelle de la planète. Au Québec, par suite de la crise du verglas de janvier 1998, le ministère de la Sécurité publique a mis en place en 2001 la Loi sur la sécurité civile dans le but de rendre les collectivités plus résilientes. En mars 2014, il a adopté la Politique québécoise de sécurité civile 2014-2024, dont la résilience des collectivités constitue le cœur. Cette politique offre un cadre législatif renouvelé à l’égard des risques et de la réponse des autorités et des collectivités à ces derniers.

Il apparaît extrêmement pertinent, tant du point de vue de la recherche universitaire que dans l’optique d’arrimer cette recherche à la mise en œuvre de politiques publiques efficaces, de mettre en relation les différents intervenants concernés.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 28 mai 2015

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