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Fannie Caron-Roy : Université de Montréal
À partir du 15e siècle, sous l’influence des écrits antiques, la villégiature monte en popularité en Italie. L’établissement loin des centres urbains et de leurs églises demande néanmoins que l’on s’attarde aux pratiques cultuelles, un champ de recherche peu exploré. La chapelle privée est essentielle, particulièrement pour les cardinaux du 16e siècle qui s’établissent dans la campagne romaine. Dans le contexte de la Réforme catholique, on fixe des règles relatives aux lieux de culte privés, officialisées lors du Concile de Trente. Ainsi, nous aurions cru que la construction et la décoration des chapelles de villas romaines de cette période appliqueraient ces préceptes. Or, dans le cas de celle du cardinal Alessandro Farnese à Caprarola, bien que le programme iconographique respecte généralement les idéaux de la Contre-Réforme, contre toutes attentes, l’espace ne semble pas adhérer aux décrets concernant le culte privé. Ainsi, nous suggérons une tension entre le discours, exprimé dans les fresques, et la pratique, qui dépend en partie de l’architecture.
Nous exposerons d’abord les recommandations réalisées à l’endroit des chapelles privées avant la Contre-Réforme et la persistance de leur influence à Caprarola. Ensuite, nous définirons les positions réformistes afin de montrer qu’elles ne sont pas entièrement mises en œuvre. Par conséquent, nous suggérons que le culte privé dans les villas se définit davantage en continuité qu’en rupture avec le passé.
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