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Un observatoire des bonnes pratiques en gouvernance scolaire pour améliorer la collaboration entre chercheurs spécialistes du domaine et les différents acteurs concernés : enjeux et défis

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Valérie Djédjé : UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Résumé de la communication

Au-delà des injonctions définies par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) au Québec sur la gouvernance scolaire, ou de façon plus prosaïque par des conventions de partenariats, par la gestion axée sur les résultats et par la reddition des comptes (MELS, 2008), que se passe-t-il à l'échelle de la commission scolaire, de l'école et au niveau des acteurs scolaires? Et à l'autre bout de la chaîne, comment sont utilisés les résultats des recherches des chercheurs spécialiste du domaine qui proposent aux systèmes éducatifs des orientations réformatrices (Djédjé, 2015)? Comment enfin s'articulent ces deux extrémités et les différents niveaux intermédiaires? Il s'agit de se demander « comment améliorer la collaboration entre chercheurs spécialistes du domaine et les différents acteurs concernés » (Maltais et collaborateurs, 2015)? Pour tenter d'y répondre, cette communication présente et propose la création d'un observatoire des bonnes pratiques en gouvernance scolaire.

Résumé du colloque

Le colloque aborde la relation entre la gouvernance scolaire et l’utilisation des connaissances scientifiques, ou celles issues de pratiques éprouvées, pour appuyer les décisions prises par ceux qui participent à la gouvernance et à la gestion des établissements scolaires.

Le système et les établissements scolaires font quotidiennement face à des défis immenses dans un contexte où les instances de gouvernance sont en transformation constante. Or, les acteurs qui participent à cette gouvernance à tous les échelons (on peut nommer de façon non exhaustive les députés, ministres, commissaires, directions générales de commissions scolaires, directions d’établissement, membres des conseils d’établissement) doivent s’approprier rapidement leur rôle dans une dynamique où ils n’ont pas tous les mêmes compétences à cet égard et le même accès à des mécanismes efficaces et systématisés de formation et d’appui à la prise de décision. Ce sont pourtant ces derniers qui assurent in fine le « pilotage » de l’école et qui orientent le travail du personnel scolaire. Ont-ils tous les leviers pour assumer cette importante responsabilité?

Aujourd’hui, les contraintes financières du gouvernement et la remise en cause de l’existence même des commissions scolaires suscitent des débats. Certains acteurs promettent des économies de l’ordre de 150 millions de dollars tandis que d’autres prédisent que les coûts d’une telle opération dépasseront les bénéfices escomptés. La faiblesse des arguments invoqués, d’un côté comme de l’autre, met en lumière la difficulté qu’ont les preneurs de décisions en éducation d’avoir accès à des sources fiables pouvant rapidement faire état des connaissances scientifiques ou pratiques sur les enjeux de l’heure.

Pourtant, des décisions sont prises qui découlent d’orientations portées par des croyances, engageant des sommes importantes et modifiant l’organisation du travail scolaire. La question de l’implantation efficace des technologies en est un exemple de même que celle de l’aide aux devoirs. Ces enjeux invitent à réfléchir sur l’exercice du leadership scolaire, tant à l’égard des orientations à prendre dans les établissements scolaires que des connaissances qui devraient guider la prise de décisions et leur mise en œuvre.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 28 mai 2015

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