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Ce qui se dit dans les Salons… : sur l'absence de diversité en philosophie

LB

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Louise Caroline Bergeron : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

En octobre 2011, des étudiantes interuniversitaires ont formé un groupe affinitaire dont les rencontres, les Salons femmes et philosophie, ont été l'occasion de mises en commun de connaissances et d'expériences de l'inusité d'être femmes, ou de vivre toute altérité, en philosophie. Les participantes et membres ont en majorité été des étudiantes de cycles supérieurs. À elles se sont jointes d'actuelles et d'anciennes professeures et étudiantes de philosophie, des personnes provenant d'autres facultés ou disciplines et ayant la philosophie dans leur parcours, apportant des perspectives critiques et des éclairages nourris de leur situation interdisciplinaire. Dès l'origine, le Salon opère selon des principes et procédures empruntées à l'épistémologie féministe et à la pratique des communautés de recherche. S'y forme aussi une équipe de recherche financée, en 2013, pour faire le portrait de la place/absence des femmes en philosophie au Québec.

Je vais présenter les raisons d'être et les modes de fonctionnement développés dans le cadre du Salon, certains des témoignages et résultats de recherche qui ont été présentés aux États généraux de l'action et de la réflexion féministe (novembre 2013), mais qui sont toujours d'actualité, et certaines pistes d'actions qui sont envisagées pour intéresser les femmes à rester en philosophie, inspirées de l'exemple de celles mises en place dans les STIIM.

Résumé du colloque

L’expérience trouve son origine dans la connaissance sensible. Elle est particulière à chacun, et pourtant elle conduit à la connaissance scientifique universelle. Sans le secours du langage, elle reste inaccessible, mais le langage lui-même semble provenir d’elle. Données à jamais privées ou clef de voute de toute connaissance possible, la question de l’expérience est au centre d’une multitude de théories philosophiques fondamentales.

Toute personne ayant acquis un niveau d’expérience pertinente reconnu est considérée comme un expert, mais à quoi tient l’expertise? Qui sont les experts et qu’implique la détermination de leur statut épistémologique? Selon quel critère la communauté fait-elle d’un individu un expert? Quels droits et privilèges exerce-t-il dans une société démocratique? La question de l’expertise, bien qu’au centre du domaine de l’épistémologie, peut être abordée tant par le féminisme, par la philosophie des sciences, que par la philosophie politique.

Quant à l’expérimentation, elle désigne une expérience d’un type particulier : une expérience que l’on contrôle et réalise afin de « régler » certaines questions. L’expérimentation est une méthode puissante pour guider la connaissance et l’action. Toutefois, le lien qu’elle entretient avec la théorie dont elle découle est complexe. Les inférences sous-jacentes sont-elles toujours légitimes et suffisantes? De plus, les conditions des expérimentations soulèvent de graves questions éthiques. Qu’elles impliquent des sujets humains ou animaux, les expérimentations pharmaceutiques, par exemple, réduisent ces êtres à des outils scientifiques et peuvent dépasser une barrière éthique sous le couvert d’objectifs médicaux touchant une plus grande masse.

Le thème que représente la combinaison des concepts d’expérience, d’expertise et d’expérimentation que propose la Société de philosophie du Québec pour son congrès 2015 peut être déployé de manière multiple et propre à interpeller tous les champs de la philosophie.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 29 mai 2015

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