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Zhichao Jia : Université de Montréal
Les collocations ont fait couler beaucoup d'encre depuis les années 1950. En revanche,
les méthodes d'étude des collocations n'ont toujours pas attiré assez d'attention. Jusqu'ici,
si l'on peut dire, le plus grand changement méthodologique est l'introduction des corpus,
notamment par Sinclair (1991). Parmi les deux grands types de corpus bilingues, à savoir
le corpus comparable et le corpus parallèle, ce dernier fait souvent l'objet de critiques. À
titre d'exemple, dans une étude sur les collocations spécialisées, Maniez (2001) a montré
que la partie du corpus parallèle qui correspond à la langue d'arrivée présente une
richesse lexicale et idiomatique inférieure à celle de la langue de départ. Étant donné que
Maniez a limité ses études aux collocations V + N, il nous apparaît légitime de vérifier si
cette conclusion reste valable pour les autres types de collocations. Notre présentation a
donc pour objectif de faire une analyse préliminaire des collocations de type N + A, qui
est basée sur la terminologie lexico-sémantique (L'Homme 2004). D'abord, nous
examinerons les collocations de 20 termes extraits d'un corpus anglais (langue de départ)
et ses équivalents dans un corpus chinois composé de textes traduits. Ensuite, l'analyse se
concentra sur ces collocations et ses équivalents dans un troisième corpus constitué de
textes écrits initialement en chinois. À la fin, nous comparerons les deux résultats obtenus
au cours des deux étapes précédentes pour dégager notre conclusion.
Le lexique d’une langue n’est pas un objet monolithique. Son étude passe par l’identification de caractéristiques particulières de mots isolés, mais aussi de regroupements de mots qu’on pourrait appeler des ensembles lexicaux. On peut les définir de différentes manières : par thématique (p. ex., le lexique de l’environnement), par niveau d’apprentissage (p. ex., le Basic English), par caractéristiques sémantiques (p. ex., événements, prédicats, objets, etc.), par contexte d’utilisation (p. ex., terminologie spécialisée vs langue générale). Selon l’optique retenue, les méthodes d’identification, de caractérisation, d’enseignement et de description ne sont pas les mêmes.
Il devient intéressant de comparer les différentes approches afin de voir dans quelles mesures elles peuvent s’alimenter et s’enrichir mutuellement. Le travail en vase clos des chercheurs s’intéressant à la thématique peut conduire à des recherches en parallèle qui sont trop rarement mises en commun dans un cadre d’échange multidisciplinaire. Or, une considération moins monolithique du lexique ne peut que conduire à des descriptions plus flexibles et complémentaires.
Le colloque permettra de :
1) réunir des chercheurs intéressés par la thématique du lexique à vocation particulière afin qu’ils puissent échanger sur leurs cadres théoriques, leurs méthodes et leur utilisation des divers sous-ensembles lexicaux;
2) explorer les bases théoriques de classes de vocabulaire ou de sous-ensembles lexicaux ou terminologiques;
3) caractériser des ensembles lexicaux;
4) réunir des chercheurs provenant de pays différents.
Dans un tel contexte, réunir des chercheurs provenant de la didactique, de la lexicologie, de la lexicographie, de la terminologie, de la linguistique de corpus et de l’informatique, des sciences cognitives, des sciences de l’information et des divers domaines spécialisés contribuera nécessairement à enrichir la réflexion sur le sujet.
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