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Nancy Goyette : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Depuis plusieurs années, des recherches traitent de la complexité du métier enseignant qui a comme conséquence le décrochage professionnel (Mukamurera, 2014) ou la détresse psychologique. Toutefois, malgré ce constat, Goyette (2014) démontre que des enseignants persévèrent et éprouvent du bien-être dans la profession. En s'appuyant sur le champ de la psychologie positive, le bien-être se définit selon cinq éléments distincts : les émotions positives, les relations positives, le sens, l'accomplissement et l'engagement (Seligman, 2011). Dans le cas d'enseignants persévérants, le sens est l'élément central du bien-être qui s'élabore grâce au développement de compétences personnelles relevant de forces de caractère (Peterson et Seligman, 2004) et des représentations de l'individu face à son métier. Cette communication présente les résultats d'une recherche sur le bien-être d'enseignants persévérants du primaire et du secondaire. Elle amorce une réflexion sur les dispositifs à mettre en place lors de la formation initiale à l'enseignement afin de cultiver le bien-être et la persévérance. Elle s'interroge sur le développement de compétences personnelles chez les étudiants dans la poursuite de leur formation et de leur préparation à leur insertion professionnelle. Ainsi, former les étudiants à construire un sens du métier en intégrant la notion du bien-être en enseignement pourrait peut-être les prémunir contre facteurs environnementaux négatifs dans l'exercice de leur carrière.
Ce colloque approfondira l’articulation entre les dispositifs, l’environnement et les interventions ayant trait à l’apprentissage et au développement. Il vise à mettre en lumière, dans des contextes allant de la petite enfance à la formation des adultes, les effets des différents facteurs qui influencent le développement de l’apprenant. Plus particulièrement, il permettra d’examiner les retombées voulues ou collatérales des dispositifs de formation formels ou informels (Lave et Wenger, 1991; Rahm, 2008; Rogoff, 2003) et des interventions pédagogiques (Kozulin et Presseisen, 1995), mais aussi les incidences indirectes des environnements (Valsiner, 2005). Ce sera aussi l’occasion de questionner l’évaluation du développement et autres approches méthodologiques qui influent sur la manière dont nous pilotons les interventions et pensons les dispositifs :
Quels sont les effets secondaires de dispositifs visant directement la réussite scolaire ou académique? L’atteinte des objectifs de formation est-elle garante d’un développement de la personne lui permettant de poursuivre des études ou d’exercer sa profession? Y a-t-il une tension entre les résultats à court terme et les répercussions des moyens utilisés pour atteindre ces résultats? Les interventions sur les apprentissages ont-elles nécessairement une incidence développementale?
Les contextes et dispositifs de formation ont-ils plus de retombées développementales que les interventions en ce qui a trait à l’enseignement et à l’apprentissage? Existe-t-il une concurrence entre les deux, du moins si on se penche sur la question des conséquences à long terme?
L’évaluation des apprentissages est-elle compatible avec l’évaluation du développement? L’évaluation du développement est-elle possible en contexte d’enseignement? Quels sont les fondements méthodologiques qui permettent des études réellement développementales en sciences de l’éducation?
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