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Claudia Sanchez
Comprendre une histoire exige l'élaboration de liens de causalitéentre les différents événements racontés. Cette capacité indispensable à la compréhension globale du récit est rarement mise en évidence dans le contexte du développement de la littératie au préscolaire et au début des apprentissages scolaires. Cependant, le dialogue peut permettre de développer la capacité d'exprimer des liens explicatifs. Le but de la présente recherche est de révéler comment la causalité se développe et comment elle peut être propulsée par le dialogue en contexte de lecture interactive. Cette étude de cas concerne un garçon bilingue, âgé de 23 mois au début du projet.Les données résultent de cinq lectures interactives du livre « Le voyage de Plume ». Ces données ontété analysées à différents niveaux : délimitation des unités de sens; catégorisation des causalités exprimées par l'enfant autour du schéma du récit; catégorisation des interventions maternelles en lien avec ces causalités ; dégagement des niveaux de développement de l'enfant à partir des causalités identifiées et mise en relation entre les interventions maternelles typiques et l'évolution des relations causales de l'enfant. Différentes interventions ont été déployées pour soutenir la complexification des relations causales exprimées par le garçon. Les contributions qui semblent avoir favorisé le plus l'expression de relations causales sont les interventions ouvertes, plus précisément les questions focales et les demandes d'explication.
Ce colloque approfondira l’articulation entre les dispositifs, l’environnement et les interventions ayant trait à l’apprentissage et au développement. Il vise à mettre en lumière, dans des contextes allant de la petite enfance à la formation des adultes, les effets des différents facteurs qui influencent le développement de l’apprenant. Plus particulièrement, il permettra d’examiner les retombées voulues ou collatérales des dispositifs de formation formels ou informels (Lave et Wenger, 1991; Rahm, 2008; Rogoff, 2003) et des interventions pédagogiques (Kozulin et Presseisen, 1995), mais aussi les incidences indirectes des environnements (Valsiner, 2005). Ce sera aussi l’occasion de questionner l’évaluation du développement et autres approches méthodologiques qui influent sur la manière dont nous pilotons les interventions et pensons les dispositifs :
Quels sont les effets secondaires de dispositifs visant directement la réussite scolaire ou académique? L’atteinte des objectifs de formation est-elle garante d’un développement de la personne lui permettant de poursuivre des études ou d’exercer sa profession? Y a-t-il une tension entre les résultats à court terme et les répercussions des moyens utilisés pour atteindre ces résultats? Les interventions sur les apprentissages ont-elles nécessairement une incidence développementale?
Les contextes et dispositifs de formation ont-ils plus de retombées développementales que les interventions en ce qui a trait à l’enseignement et à l’apprentissage? Existe-t-il une concurrence entre les deux, du moins si on se penche sur la question des conséquences à long terme?
L’évaluation des apprentissages est-elle compatible avec l’évaluation du développement? L’évaluation du développement est-elle possible en contexte d’enseignement? Quels sont les fondements méthodologiques qui permettent des études réellement développementales en sciences de l’éducation?
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