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La gestion des risques et des catastrophes d'origine naturelle dans les pays du Sahel

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Eric Loubaud : Organisation des nations unies

Résumé de la communication

Signifiant « rivage » ou « bordure » en arabe, le Sahel est ce long espace de transition qui borde le Sahara de l'Atlantique à la Mer Rouge. En raison principalement de sa situation géographique et de ses caractéristiques sociales, économiques et démographiques, il s'agit d'une région tout particulièrement exposée et vulnérable aux aléas climatiques (sécheresses et inondations).

Depuis 2011, l'initiative inter-agence des Nations Unies CADRI (Capacity for Disaster Reduction Initiative) est intervenue dans six pays de la zone sahélienne (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria et Tchad) et un septième, la Gambie. Son travail a consisté en une évaluation puis un renforcement des capacités de ces différents gouvernements et leurs partenaires, notamment en leur offrant un appui pour définir un cadre cohérent de gestion des risques et des catastrophes.

Il s'agit là d'une expérience intéressante dans la région et nous nous proposons d'en mettre en exergue les grandes lignes. Après être revenus rapidement sur les risques au Sahel et l'approche de CADRI, nous centrerons notre intervention sur l'analyse des freins conjoncturels et structurels qui ont pu et qui posent encore des problèmes pour une gestion coordonnée et efficace de ces phénomènes. En effet, et malgré la forte présence internationale ainsi que le caractère cyclique et circonscrit dans l'espace des phénomènes climatiques, beaucoup de ces gouvernements font face à des catastrophes dont l'ampleur est toujours plus importante.

Résumé du colloque

Pour une plus grande résilience des collectivités au Québec

Les risques naturels sont omniprésents dans notre monde en changement, un fait confirmé par les événements des dernières décennies au Québec comme ailleurs dans le monde. Le passage de la tempête Arthur au mois de juillet 2014 sur le pourtour de la Gaspésie est un exemple récent d’aléa ayant généré des dommages de plusieurs millions de dollars aux infrastructures routières du village de Marsoui, notamment, lequel se remet encore de l’impact de la tempête dans le cœur du village. De plus, non seulement les aléas naturels surviennent naturellement, mais il semble que leur fréquence et leur amplitude changent avec l’évolution du climat, ce qui rend caduque la perception selon laquelle il est possible de les contrôler.

Dans la mouvance de cette prise de conscience, l’Organisation des Nations unies a lancé en 2005 la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC), dont le principal objectif est de prendre en considération la notion de risque à l’échelle de la planète. Au Québec, par suite de la crise du verglas de janvier 1998, le ministère de la Sécurité publique a mis en place en 2001 la Loi sur la sécurité civile dans le but de rendre les collectivités plus résilientes. En mars 2014, il a adopté la Politique québécoise de sécurité civile 2014-2024, dont la résilience des collectivités constitue le cœur. Cette politique offre un cadre législatif renouvelé à l’égard des risques et de la réponse des autorités et des collectivités à ces derniers.

Il apparaît extrêmement pertinent, tant du point de vue de la recherche universitaire que dans l’optique d’arrimer cette recherche à la mise en œuvre de politiques publiques efficaces, de mettre en relation les différents intervenants concernés.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 29 mai 2015

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