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Anne-Sophie Germain : Université Laval
Les pères ont été relégués à la périphérie des pratiques sociales auprès des familles […] » (Davies et coll., 2009 : p.38) tout comme ils ont été à la périphérie des recherches sur la famille. Il en est de même dans le champ de la violence conjugale. Ainsi, malgré le fait que la plupart des hommes qui exercent des comportements de violence conjugale demeurent présents dans la vie de leurs enfants, la construction des connaissances dans le champ de la paternité en contexte de violence conjugale demeure à parfaire. Parallèlement à cela, les interventions dans le domaine ont elles aussi eu tendance à ne pas tenir compte de la paternité. À partir d'une recension des écrits et d'une analyse critique, la présentation vise à examiner dans quelle mesure les représentations de la paternité permettent de comprendre les liens entre le développement des connaissances et le développement des interventions auprès des pères ayant exercé de la violence conjugale. La présentation soulèvera donc des enjeux d'ordre méthodologique, éthique et idéologique liés à la production des connaissances sur la paternité et au développement des pratiques professionnelles à l'intention des pères auteurs de violence conjugale. En s'intéressant à ces enjeux, la présentation vise à élargir les réflexions sur la question de la paternité en contexte de violence conjugale.
Depuis plus de trente ans, le champ de recherche et d’intervention auprès des hommes se développe au Québec et ailleurs dans le monde. Sous-jacentes à ces pratiques scientifiques et cliniques, on retrouve des manières de comprendre et d’analyser, et des paradigmes qui ont fait leurs preuves. Par exemple, on pourrait dire que l’un de ces paradigmes – d'ordre normatif – s’intéresse au processus de socialisation des garçons et des hommes dans une logique de saisir les contraintes de rôle de genre issues de la plus ou moins grande adéquation des réalités masculine en regard de différents référents normatifs (O’Neil, 2008). Alors qu’un autre – d’ordre structurel – met l’accent sur cerner les rapports de pouvoir, de force et d’oppression entre les hommes et les femmes, mais aussi entre les différentes manières d’être homme (Connell & Messerschmidt, 2005).
Pour ce colloque, l’équipe de recherche Masculinités et société propose un échange sur les nouvelles manières de penser le masculin en ouvrant sur les perspectives émergentes en recherche et en intervention.