pen icon Colloque
quote

Le conatus dans la philosophie de Thomas Hobbes

AR

Membre a labase

Alexandre Rouette : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

Si nous ne pouvions qu'utiliser un seul mot afin de décrire la philosophie de Thomas Hobbes, le mot « matérialisme » serait sans aucun doute le plus adéquat de tous. Partant du présupposé que « tout est matière », le philosophe anglais élabore une philosophie dans laquelle physique, physiologie, morale et politique sont des disciplines si intimement liées entre elles qu'elles ne sont finalement que différentes facettes d'un seul et même système.

Tout étant matière, les phénomènes du monde doivent pouvoir s'expliquer seulement grâce à la matière et ses modifications. Hobbes n'échappe pas à cette obligation: c'est essentiellement grâce à une analyse approfondie des différents mouvements et des propriétés de la matière que Hobbes parvient à construire un système philosophique entièrement matérialiste.

Cela dit, chez Hobbes le mouvement ne devient intelligible que grâce à l'intervention d'un concept auquel il donnera ses premières lettres de noblesse : le conatus. Non seulement le conatus rend compréhensible le mouvement (et, par voie de conséquence, l'ensemble du système hobbesien), mais il est d'autant plus intéressant parce qu'il est le concept rendant possible l'interconnexion intime des quatre pans de la philosophie que nous avons précédemment identifiés.

Cette communication a pour objectif de définir le sens du concept de conatus chez Hobbes, de clairement démontrer son importance et enfin de bien montrer le rôle unificateur que Hobbes lui confère au sein de sa philosophie.

Résumé du colloque

L’expérience trouve son origine dans la connaissance sensible. Elle est particulière à chacun, et pourtant elle conduit à la connaissance scientifique universelle. Sans le secours du langage, elle reste inaccessible, mais le langage lui-même semble provenir d’elle. Données à jamais privées ou clef de voute de toute connaissance possible, la question de l’expérience est au centre d’une multitude de théories philosophiques fondamentales.

Toute personne ayant acquis un niveau d’expérience pertinente reconnu est considérée comme un expert, mais à quoi tient l’expertise? Qui sont les experts et qu’implique la détermination de leur statut épistémologique? Selon quel critère la communauté fait-elle d’un individu un expert? Quels droits et privilèges exerce-t-il dans une société démocratique? La question de l’expertise, bien qu’au centre du domaine de l’épistémologie, peut être abordée tant par le féminisme, par la philosophie des sciences, que par la philosophie politique.

Quant à l’expérimentation, elle désigne une expérience d’un type particulier : une expérience que l’on contrôle et réalise afin de « régler » certaines questions. L’expérimentation est une méthode puissante pour guider la connaissance et l’action. Toutefois, le lien qu’elle entretient avec la théorie dont elle découle est complexe. Les inférences sous-jacentes sont-elles toujours légitimes et suffisantes? De plus, les conditions des expérimentations soulèvent de graves questions éthiques. Qu’elles impliquent des sujets humains ou animaux, les expérimentations pharmaceutiques, par exemple, réduisent ces êtres à des outils scientifiques et peuvent dépasser une barrière éthique sous le couvert d’objectifs médicaux touchant une plus grande masse.

Le thème que représente la combinaison des concepts d’expérience, d’expertise et d’expérimentation que propose la Société de philosophie du Québec pour son congrès 2015 peut être déployé de manière multiple et propre à interpeller tous les champs de la philosophie.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 29 mai 2015

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :