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Daniel Peyrusaubes : Université de Poitiers
Vaste territoire insulaire tropical rythmé par les aléas d'origine naturelle, Madagascar est régulièrement concerné par le risque cyclonique. Chaque année, de nombreux territoires sont endommagés ou détruits, des populations sinistrées. En février 2012, le cyclone intense Giovanna dévaste une partie de l'île. Cet événement atmosphérique fort donne l'occasion d'un état des lieux de la gestion des risques et des catastrophes (GRC) dans ce pays, notamment en matière de risque cyclonique.
Après une analyse synthétique du phénomène météorologique, un bilan global du passage de Giovanna sur le territoire malgache permet d'identifier la forte vulnérabilité de ce pays en termes de risque d'origine naturelle. La gestion de cet événement par les autorités est précisée, avec un focus particulier sur le BNGRC (Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes), organisme d'Etat en charge de la GRC à Madagascar. Grâce à la réalisation de retours d'expérience (REX), à l'implication des acteurs nationaux des secteurs public et privé, et à la coopération technique et financière de nombreux partenaires internationaux, des pistes d'améliorations de la gestion du risque cyclonique dans la Grande Île sont évoquées. Enfin, une lecture plus globale et critique de la gestion actuelle des risques d'origine naturelle dans ce pays ainsi que de sa résilience est proposée.
Pour une plus grande résilience des collectivités au Québec
Les risques naturels sont omniprésents dans notre monde en changement, un fait confirmé par les événements des dernières décennies au Québec comme ailleurs dans le monde. Le passage de la tempête Arthur au mois de juillet 2014 sur le pourtour de la Gaspésie est un exemple récent d’aléa ayant généré des dommages de plusieurs millions de dollars aux infrastructures routières du village de Marsoui, notamment, lequel se remet encore de l’impact de la tempête dans le cœur du village. De plus, non seulement les aléas naturels surviennent naturellement, mais il semble que leur fréquence et leur amplitude changent avec l’évolution du climat, ce qui rend caduque la perception selon laquelle il est possible de les contrôler.
Dans la mouvance de cette prise de conscience, l’Organisation des Nations unies a lancé en 2005 la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC), dont le principal objectif est de prendre en considération la notion de risque à l’échelle de la planète. Au Québec, par suite de la crise du verglas de janvier 1998, le ministère de la Sécurité publique a mis en place en 2001 la Loi sur la sécurité civile dans le but de rendre les collectivités plus résilientes. En mars 2014, il a adopté la Politique québécoise de sécurité civile 2014-2024, dont la résilience des collectivités constitue le cœur. Cette politique offre un cadre législatif renouvelé à l’égard des risques et de la réponse des autorités et des collectivités à ces derniers.
Il apparaît extrêmement pertinent, tant du point de vue de la recherche universitaire que dans l’optique d’arrimer cette recherche à la mise en œuvre de politiques publiques efficaces, de mettre en relation les différents intervenants concernés.
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