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Hubert Pineault
Au temps du semi-nomadisme, les sociétés algonquiennes du Nord-Est passaient la majeure partie de l'année dispersées en petits groupes de deux à cinq familles. Connue dans la littérature comme le groupe de chasse familial, cette formation a occupé une place centrale dans le développement des théories sur l'organisation sociale algonquienne et a permis de distinguer deux types de systèmes fonciers. L'un s'effectuerait au sein du groupe de chasse, l'autre relèverait d'un niveau d'organisation supra-local appelé la bande. Malgré la polysémie affligeant le concept de bande, les recherches convergent pour dire que l'organisation sociale qui caractérise cette époque est immensément flexible, tout particulièrement au-delà du groupe de chasse. Incapables de trouver des règles qui déterminaient son appartenance, on a conclu que pour définir rigoureusement la bande il fallait la fixer dans le temps.
Nonobstant l'accent mis dans la littérature sur cette flexibilité, nous démontrerons que le discours anthropologique sur leur organisation sociale est mu par une logique que nous dirons fédérative en ce sens qu'elle postule l'emboîtement mécanique d'unités sociales minimales en une unité plus inclusive. Nous argumenterons que cette vision sous-jacente pose obstacle à la comparaison rigoureuse des deux types de système foncier, car elle interdit la formulation de concepts capables d'appréhender cette flexibilité et donc de discourir sur l'organisation supra-locale.
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