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Variabilité et tendances des extrêmes thermiques en Gaspésie (1974-2013)

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Guillaume Fortin

Résumé de la communication

La majorité des risques naturels qui affectent le territoire canadien sont le résultat de conditions climatiques et météorologiques extrêmes. Parmi ces aléas météorologiques, certains peuvent être calculés à partir de l'application de seuils sur les températures minimales et maximales à un pas de temps journalier ou mensuel. Ces indices permettent de calculer des conditions extrêmes qui sont susceptibles d'avoir des impacts sur la santé, l'agriculture et la sécurité alimentaire ou encore sur les ressources en eau. Dans le cadre de cette présentation, nous discutons des méthodes utilisées (RClimDex, Homer). Puis nous décrivons les principales étapes préalables au calcul des indices, notamment le problème des données manquantes et la nécessité de procéder à l'homogénéisation des séries temporelles, ainsi que des pistes de solutions pour assurer la qualité des données météorologiques. Par la suite, nous présentons un aperçu des résultats obtenus, c'est-à-dire les principales tendances et la variabilité des extrêmes thermiques, pour sept stations réparties sur le territoire gaspésien au cours de la période de 1974 à 2013. Nos résultats indiquent certaines ruptures dans les séries temporelles, des tendances positives pour la plupart des indices liés à la hausse des températures maximales et, mais une tendance négative des indices liés aux températures minimales, pour la majorité des stations au cours de la période étudiée.

Résumé du colloque

Pour une plus grande résilience des collectivités au Québec

Les risques naturels sont omniprésents dans notre monde en changement, un fait confirmé par les événements des dernières décennies au Québec comme ailleurs dans le monde. Le passage de la tempête Arthur au mois de juillet 2014 sur le pourtour de la Gaspésie est un exemple récent d’aléa ayant généré des dommages de plusieurs millions de dollars aux infrastructures routières du village de Marsoui, notamment, lequel se remet encore de l’impact de la tempête dans le cœur du village. De plus, non seulement les aléas naturels surviennent naturellement, mais il semble que leur fréquence et leur amplitude changent avec l’évolution du climat, ce qui rend caduque la perception selon laquelle il est possible de les contrôler.

Dans la mouvance de cette prise de conscience, l’Organisation des Nations unies a lancé en 2005 la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC), dont le principal objectif est de prendre en considération la notion de risque à l’échelle de la planète. Au Québec, par suite de la crise du verglas de janvier 1998, le ministère de la Sécurité publique a mis en place en 2001 la Loi sur la sécurité civile dans le but de rendre les collectivités plus résilientes. En mars 2014, il a adopté la Politique québécoise de sécurité civile 2014-2024, dont la résilience des collectivités constitue le cœur. Cette politique offre un cadre législatif renouvelé à l’égard des risques et de la réponse des autorités et des collectivités à ces derniers.

Il apparaît extrêmement pertinent, tant du point de vue de la recherche universitaire que dans l’optique d’arrimer cette recherche à la mise en œuvre de politiques publiques efficaces, de mettre en relation les différents intervenants concernés.

Contexte

section icon Thème du congrès 2015 (83e édition) :
Sortir des sentiers battus
section icon Date : 29 mai 2015

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