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Isabelle Côté
Animées d’un désir de changement social dans un Québec en effervescence, des groupes de femmes ont mis sur pied les premières maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale au cours des années 1970 et au début des années 1980. Influencées simultanément par les auteures féministes qui ont théorisé la violence faite aux femmes comme un mécanisme de régulation social au sein de la société patriarcale (Descarries, 1998) et par la thérapie radicale américaine (Corbeil et Marchand, 2010), leurs réflexions ont contribué au développement de pratiques émancipatrices auprès des femmes victimes de violence conjugale. Or, nous en savons très peu sur ces femmes, leurs motivations, le travail qu’elles ont accompli, les luttes sociopolitiques qu’elles ont menées, ainsi que sur leur héritage. S’appuyant sur les résultats de 15 entrevues menées auprès de pionnières (N=8) et de vétérante (N=7) dans le cadre d’une étude doctorale présentement en cours (CRSH 2012-2015, ReQEF 2015-2016), cette présentation portera sur les enjeux sociaux, politiques et structurels qui ont mené à la mise sur pied et à l’implantation des maisons d’hébergement au Québec et au développement des pratiques d’intervention individuelle, de groupe et collective visant à aider et soutenir les femmes victimes de violence conjugale.
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