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Marilyne Gauvreau : Université de Moncton
D’après nos observations, nous constatons que la toponymie des écoles francophones au Nouveau-Brunswick a soudainement changé depuis le troisième millénaire. La plupart des nouvelles écoles francophones construites au Nouveau-Brunswick sont nommées selon des critères génériques et anhistoriques. À titre d’exemples concrets qui confirment ce phénomène, nous n’avons qu’à penser à l’Odyssée de Moncton et à l’école La Mosaïque du Nord à Balmoral. L’objectif de cette communication vise donc à rendre compte, d’une part, du pouvoir symbolique du langage, intrinsèque à la toponymie des écoles francophones au Nouveau-Brunswick, sur l’identité et la mémoire tant sur le plan individuel que collectif; d’autre part, elle propose une réflexion critique et normative sur les changements récents apportés à la Politique 409 qui relève du Ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance en ce qui a trait au processus de nomination de nos écoles. À partir d'une revue de la littérature interdisciplinaire qui s'inspire principalement des travaux menés par Carol J. Léonard, Paul Ricoeur et Paulo Freire, nous ferons une analyse conceptuelle de ces données. Nous ferons également allusion à quelques documents insitutionnels qui soulignent l'apport de la toponymie à la construction identitaire des élèves et à leur mémoire collective. Cette étude mobilisera de nouvelles connaissances sociologiques dans le but de conscientiser le public à la toponymie scolaire et ses effets identitaires.
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