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Elaina Kaufman : Université McGill

Résumé de la communication

Contexte

Compte tenu du taux élevé de cancer anal chez les femmes vivant avec le VIH (FVVIH), le dépistage systématique est envisagé. Les décisions concernant le dépistage dépendent de plusieurs considérations, y-compris la confirmation de l'acceptabilité des procédures.

Objectif

Ce projet vise à évaluer l'acceptabilité de trois procédures de dépistage du cancer anal (écouvillon anal pour la cytologie ou les tests VPH, anuscopie sous haute résolution avec biopsies et toucher ano-rectal) chez les FVVIH.

Méthodes

Cette recherche est basée sur l'étude EVVA («Évaluation du VIH, VPH, et néoplasie intraépithéliale anale chez les femmes»), une étude de cohorte chez 151 FVVIH. Les femmes complètent un questionnaire sur l'acceptabilité des procédures lors de la dernière visite. Des analyses descriptives et inférentielles ont été menées.

Résultats

Selon la majorité des femmes qui ont participé à l'étude, les trois procédures sont nécessaires et très acceptables. Des dépistages aux 2 ans pour les écouvillons anaux et touchers ano-rectaux et aux 5 ans pour l'anuscopie sous haute résolution étaient acceptables selon plus de 90 % des femmes. La majorité des réponses indiquant une faible acceptabilité étaient dues à la douleur.

Conclusions

Si les programmes de dépistage devaient être considérés, les procédures de dépistage du cancer anal actuellement disponibles seraient acceptables pour la plupart des FVVIH, notamment si des améliorations au niveau de la gestion de la douleur étaient apportées.

Résumé du colloque

À l’échelle mondiale, les femmes représentent actuellement 50 % des personnes vivant avec le VIH. Au Canada, les femmes sont également de plus en plus concernées par le VIH. Le portrait canadien des femmes vivant avec le VIH (FVVIH) a beaucoup évolué au cours des deux dernières décennies. On remarque désormais une surreprésentation des femmes autochtones, des femmes trans et des femmes noires d’origine africaine ou caribéenne. Les FVVIH font face à de multiples facteurs susceptibles de nuire à leur santé et d’affecter leur qualité de vie tels que la pauvreté, le racisme, la stigmatisation et la violence qui s’inscrivent plus largement dans un contexte social marqué par les inégalités de genre. Historiquement, les FVVIH étaient exclues de la recherche, mais il semble que les pratiques évoluent, comme en témoigne le nombre croissant d’études dédiées aux FVVIH.

En 2013, le regroupement Rassemblement d’esprits dénonçait qu’« il reste encore beaucoup à apprendre sur les facteurs qui contribuent au risque d’infection par le VIH chez les femmes, les personnes trans et les filles, et qui entravent l’accès à la prévention, au dépistage, aux traitements, aux soins et aux services de soutien, et les façons par lesquelles des différences biologiques et liées au genre influencent la progression de l’infection à VIH, y compris l’efficacité des traitements antirétroviraux ».

Dans cette mouvance, ce colloque vise à brosser l’état des connaissances sur les FVVIH en mettant en lumière les résultats de projets de recherche récents ou en cours, et en soulevant les problématiques d’actualité concernant les FVVIH. Ce colloque interdisciplinaire vise à favoriser l’échange d’idées entre les chercheurs et la communauté ainsi que la réflexion sur les pratiques d’intervention. Avec sa formule participative, il veut mettre à profit l’apport des FVVIH à la recherche et contribuer à orienter les futures recherches.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 9 mai 2016

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