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Minea Valle-Fajer
Cette recherche a pour but de dresser un portrait des femmes impliquées dans les différentes branches du mouvement des femmes à Veracruz, au Mexique (féminisme hégémonique, populaire et autochtone). En analysant leur discours quant à leur trajectoire professionnelle ainsi que leur engagement envers la cause des femmes nous observons, comme c’est le cas ailleurs dans le reste de l’Amérique latine (Duarte-Bastian, 2012 ; Molineaux, 2004 ; Alvarez, 1999), plusieurs lignes de fracture à l’intérieur du mouvement féministe à Veracruz.
Une première ligne de fracture émerge quant aux différentes façons de se positionner vis-à-vis l’État. Une deuxième ligne de fracture surgit lors du mouvement de dépénalisation de l’avortement dans l’État de Veracruz entre les féministes de la ville de Mexico et celles de l’État. Une troisième dynamique conflictuelle concerne les intérêts divergents entre les féministes lors de la création de l’Institut Veracruzano des Femmes ainsi que lors de la création de la Loi pour lutter contre les violences. Finalement, en ce qui a trait aux fémocrates, elles sont confrontées à des problèmes de légitimité tant auprès du mouvement féministe, qu’auprès de l’appareil étatique.
Malgré ces divergences, nous constatons l’apparition d’un mouvement féminisme plus complexe, dans lequel la contribution des trois branches du mouvement féministe redéfinit les contours théoriques et politiques de la lutte contre les inégalités et l’oppression des femmes.
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