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Genevieve Breault : Université Concordia
Procurant une sécurité ontologique, le logement devient un chez-soi lorsqu’il agit comme un repère physique et psychologique permettant l’amélioration des relations intimes et l’épanouissement de ses occupants.Or, le chez-soi, un concept qui relève d’une grande subjectivité, peut également perdre de son sens lorsqu’il devient associé à une expérience négative. Nous nous intéressons au vécu de personnes locataires aux prises avec une situation dans laquelle elles considèrent que leurs droits sont bafoués, lésés, ou non respectés. Les entrevues menées dans le quartier VIlleray à Montréal démontrent que la souffrance vécue par les personnes locataires s’accompagne souvent de sentiments d’injustice et d’impuissance, et qu’elle se caractérise par des phases de découragement, de détresse, de frustration ou encore de colère. Ces observations apportent un nouvel éclairage dans les enjeux soulevés par les rapports locatifs alors que le logement résidentiel privé se trouve au centre d’un débat qui semble plus que jamais irréconciliable entre ceux qui le possèdent et ceux qui le louent, alors qu’il représente à la fois une marchandise privée, acquise par un acte de vente, guidée par un désir de rentabilité et de profits et un milieu de vie, un chez-soi qui aspire à être sain et abordable.
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