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Nora Butler Burke : Université Concordia
Au cours des 15 dernières années, un nombre croissant de recherches internationales ont démontré les liens entre des taux anormalement élevés de précarité et d'exclusion sociale chez les femmes trans et la violence structurelle et administrative. Cependant, la recherche relative aux femmes migrantes trans demeure limitée, menée principalement dans un cadre de santé publique, alors que les taux alarmants de VIH sont rarement mis en relation avec les institutions de l'Etat et de la loi. Cette présentation vise à aller au-delà de ces conceptions épidémiologiques limitées des femmes migrantes trans et de situer leur expérience dans un contexte sociolégal plus large. L'auteur s'appuie sur des récits personnels, des documents institutionnels et de nombreux travaux communautaires pour explorer le rôle de l'immigration canadienne et de l'application de la loi pénale dans la vie des femmes migrantes trans. Ce faisant, Butler Burke vise à offrir un cadre théorique alternatif pour aborder la production de connaissances sur les femmes trans, la migration et le VIH.
À l’échelle mondiale, les femmes représentent actuellement 50 % des personnes vivant avec le VIH. Au Canada, les femmes sont également de plus en plus concernées par le VIH. Le portrait canadien des femmes vivant avec le VIH (FVVIH) a beaucoup évolué au cours des deux dernières décennies. On remarque désormais une surreprésentation des femmes autochtones, des femmes trans et des femmes noires d’origine africaine ou caribéenne. Les FVVIH font face à de multiples facteurs susceptibles de nuire à leur santé et d’affecter leur qualité de vie tels que la pauvreté, le racisme, la stigmatisation et la violence qui s’inscrivent plus largement dans un contexte social marqué par les inégalités de genre. Historiquement, les FVVIH étaient exclues de la recherche, mais il semble que les pratiques évoluent, comme en témoigne le nombre croissant d’études dédiées aux FVVIH.
En 2013, le regroupement Rassemblement d’esprits dénonçait qu’« il reste encore beaucoup à apprendre sur les facteurs qui contribuent au risque d’infection par le VIH chez les femmes, les personnes trans et les filles, et qui entravent l’accès à la prévention, au dépistage, aux traitements, aux soins et aux services de soutien, et les façons par lesquelles des différences biologiques et liées au genre influencent la progression de l’infection à VIH, y compris l’efficacité des traitements antirétroviraux ».
Dans cette mouvance, ce colloque vise à brosser l’état des connaissances sur les FVVIH en mettant en lumière les résultats de projets de recherche récents ou en cours, et en soulevant les problématiques d’actualité concernant les FVVIH. Ce colloque interdisciplinaire vise à favoriser l’échange d’idées entre les chercheurs et la communauté ainsi que la réflexion sur les pratiques d’intervention. Avec sa formule participative, il veut mettre à profit l’apport des FVVIH à la recherche et contribuer à orienter les futures recherches.
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