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Olivier Bissonnette-Lavoie : Université de Montréal
Postulant que la résistance à la « gouvernance par individualisation » (Foucault) passe nécessairement par un devenir-commun, cette communication développera une théorisation d’un commun comme concaténation d'individus, assemblage (Deleuze) tendant non pas vers une homogénéisation des subjectivités, mais vers une multitude différentielle, singulière et événementielle.
L’exposé consistera en un travail croisé mobilisant comme matériaux premiers les notions de subjectivation (Deleuze et Guattari) et d’individuation (Simondon). En prenant à revers les pensées d’Agamben critiquant toute identité forte ou de penseurs post-humanistes dans la lignée d’Haraway, je tenterai de conceptualiser le commun comme un processus-événement : c’est non pas l’ontologie de ce commun qui m’importera, mais son ontogenèse. Ainsi, le sujet sera appréhendé comme animé par un devenir-collectif : un sujet dont la « réalité est celle d’une voie transitoire » (M. Combes). Seront dégagées les différentes manières dont, par ce devenir, les sujets, dans leur conjonction – soit dans l’événement – peuvent développer « de nouvelles modalités transindividuelles d’amplification de l’agir » (M. Combes). Résolument théorique, cette communication se nourrira de cas dans lesquels se profilent de nouvelles façons de communiquer, d’apparaître et de vivre ensemble; des cas de nature sociopolitique et artistique dont la similarité est le potentiel de catalyse d’une « production collective de subjectivités » (Guattari).
Thème du communication :
Domaine de la communication :