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Hélène Nadeau : Collège Dawson
À l'été 2015, j'ai animé un groupe d'une dizaine d'étudiants du Collège Dawson très motivés à faire de la recherche sous le thème de l'imagerie cervicale: mon domaine de recherche. Au cours du premier mois, chacun d'eux a sondé et présenté au groupe un sous-sujet: anatomie du cerveau, techniques d'imagerie, logiciels spécialisés, outils mathématiques, etc. Ils ont vite compris qu'il n'y a pas de manuel d'instruction en recherche et que c'est à l'avantage du groupe de combiner les habilités de chacun pour débroussailler un terrain inconnu. Puis, en groupes de deux, ils ont travaillé sur de vrais projets de recherche sous supervision d'experts, en milieu collégial ou universitaire. Tout au long de l'été, le groupe s'est réuni deux fois par semaine, pour apprendre, faire le point et résoudre les difficultés rencontrées.
L'expérience fut un grand succès et je planifie la poursuivre et l'étendre. Le thème est multidisciplinaire et il n'est pas difficile de recruter des étudiants de plusieurs programmes. Le défi maintenant est d'ajouter quelques professeurs du cégep à l'équipe et de recruter d'autres chercheurs universitaires. Je vise un projet par deux étudiants, un ou deux projets par chercheur et, pour l'encadrement du groupe, trois ou quatre éducateurs du cégep. L'été passé, nous étions tous bénévoles. Nous explorons maintenant la possibilité d'en faire un cours avec crédits. Tout ceci soulève plusieurs questions dont j'aimerais bien discuter lors du colloque.
De nos jours, différentes recherches impliquant des niveaux d’étudiants se font dans beaucoup d’institutions collégiales :
– centres collégiaux de transfert de technologie (CCTT);
– chaires de recherche industrielle;
– collèges publics et privés.
Ces recherches impliquant les étudiants se font quelque peu en vase clos dans chaque institution ou groupement d’institutions. Elles gagneraient en efficacité, en crédibilité et en reconnaissance si les expériences étaient davantage partagées et connectées les unes aux autres. Ce colloque a pour vocation de permettre un large échange sur les performances, les défis, les contraintes et questionnements liés à l’intégration des étudiants dans les recherches menées au collégial dans le domaine des sciences naturelles et du génie.
Ce colloque réunira un nombre important et diversifié de chercheurs actifs dans le réseau collégial, incluant les CCTT, les chaires et les collèges qui viendront présenter chacun leurs expériences dans l’encadrement des travaux d’étudiants de différents niveaux (collégial, 1er cycle, 2e cycle, 3e cycle et stagiaires internationaux). Les intervenants de ces institutions vont échanger leurs idées et débattre sur les :
– procédures de recrutement et d’encadrement des étudiants;
– tâches assignées en fonction du niveau des étudiants et des recherches à effectuer;
– sources de financement des étudiants;
– contraintes les plus courantes que posent l’encadrement et les solutions préconisées;
– cas typiques de succès et échec.
Ces échanges vont ainsi permettre de dégager des pistes de réflexion qui aideront les chercheurs à partager leurs expériences, établir des constats sur les expériences réussies et transposables et améliorer la qualité de l’encadrement offert aux étudiants et le recrutement de ces derniers. De même, une réflexion sera engagée pour permettre aux collèges de mieux gérer l’implication des étudiants dans la recherche et à tirer profit de la possible intégration des résultats de la recherche dans la pédagogie.
Deux appels à communication ont été lancés :
L’un en direction des enseignants et chercheurs qui font de l’encadrement d’étudiants de différents cycles. Ils doivent soumettre leur proposition de communication sous forme d’un résumé de 1500 caractères qui doit porter sur leur expérience personnelle d’encadrement (recrutement, tâches assignées, financement, encadrement, contraintes…).
L’autre en direction des étudiants de différents cycles (collégial, 1er, 2e et 3e cycles, et stagiaires internationaux). Ils doivent soumettre leur proposition de communication sous forme d’un résumé de 1500 caractères qui doit énoncer clairement la problématique, la méthodologie et la contribution. Il peut aussi brièvement relater le vécu de l’auteur quant à son expérience et ses contraintes. …). Aussi, si le travail est fait à l’extérieur du collège, l’auteur doit clairement établir le lien (direct ou indirect) avec l’institution (collaboration, coencadrement…).
Thème du colloque :