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Évaluer les représentations lexicales des élèves en contexte de révision de l'écrit : les apports et limites des tâches métaorthographiques

JV

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Joëlle Varin : Université de Montréal

Résumé de la communication

Orthographier les mots est une compétence difficile à développer pour bon nombre d'élèves (MELS, 2014). Celle-ci intéresse autant les chercheurs qui tentent de mieux comprendre les connaissances et les processus impliqués dans la production des mots écrits que les praticiens (enseignants, orthopédagogues, orthophonistes, etc.) qui doivent la soutenir et l'évaluer tout au long du parcours scolaire des élèves. La compétence orthographique relève de la qualité des représentations lexicales développées par le scripteur et de sa capacité à y recourir consciemment (Apel, 2009; Varin, 2012). Certaines études (p. ex.: Morin, 2004; David, 2008; Varin, 2012) ont évalué la compétence des élèves à manipuler volontairement les unités orthographiques qui composent les mots écrits et à réfléchir sur ces unités (compétence métaorthographique). Ces études ont eu recours à des tâches de repérage d'erreurs, de correction d'erreurs et à des tâches d'explicitation des connaissances orthographiques (à l'aide de protocoles verbaux) afin d'accéder aux connaissances orthographiques des élèves. Dans le cadre de cette présentation, nous décrirons chacune de ces tâches métaorthographiques et nous aborderons leur pertinence dans l'évaluation des représentations lexicales des élèves. Les apports et les limites de chacune seront présentés, principalement dans la perspective de leur utilisation en classe. Des pistes de réflexion guidant les praticiens dans la création de tâches semblables seront proposées.

Résumé du colloque

Lire ou écrire un mot requiert que le lecteur-scripteur accède en mémoire à sa forme abstraite, appelée « représentation lexicale » (Apel, 2009; Bonin, 2013; Daigle et al., 2013). Les représentations lexicales sont un ensemble de connaissances phonologiques, morphologiques, visuelles et sémantiques rattachées à des mots qu’un lecteur-scripteur a emmagasinées dans son lexique mental (Coltheart et al., 2001; Plaut, 2011), et leur qualité détermine, dans une certaine mesure, les compétences en lecture-écriture (Ferrand, 2007; Perfetti, 2007). Leur évaluation est un objet de réflexion important dans les milieux scolaires et ceux liés à la recherche. Évaluer les représentations lexicales nécessite, de la part des chercheurs, de mieux définir celles-ci et constitue un défi pour les intervenants qui doivent soutenir leurs élèves dans l’atteinte d’un niveau de compétence écrite nécessaire à leur réussite dans toutes les disciplines. Chercheurs et intervenants doivent constamment se demander si le dispositif utilisé pour évaluer les représentations lexicales répond à leurs objectifs. Le chercheur doit aussi veiller à choisir celui qui permettra à l’élève et aux intervenants de bénéficier des résultats de son évaluation (ceux-ci devant être transformés en objets didactiques ou orthodidactiques). Ce colloque a donc pour but de présenter des dispositifs d’évaluation et des cadres méthodologiques permettant de mesurer les représentations lexicales issues de travaux scientifiques récents qui concernent des contextes divers (dictée-dictée à trous, production écrite guidée-libre, tâche écrite-orale) et visent des objets variés (propriétés formelles des mots, orthographe lexicale-grammaticale). L’étude de la pertinence de ces dispositifs d’un point de vue scientifique et professionnel contribuera à nourrir la réflexion des chercheurs et des intervenants quant à leur impact sur les pratiques enseignantes et la création de dispositifs d’évaluation destinés aux milieux scolaires.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 9 mai 2016

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