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Femmes, VIH et stigmatisation structurelle : l'expérience des femmes vivant avec le VIH au sein des services sociaux du Québec

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Isabelle Robichaud : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Au cours des trois décennies de l'épidémie, la pratique du travail social a énormément évolué.Les avancées thérapeutiques ont joué un rôle important dans l'organisation des prestations de services sociaux pour les femmes vivant avec le VIH (FVVIH). Aujourd'hui, dans la quatrième décennie, on se retrouve dans la lutte contre la stigmatisation, qui est à la fois symbolique et structurelle, où l'on remarque une spécificité de la stigmatisation auprès des FVVIH. Dans un premier temps, en dressant l'évolution de l'épidémie dans un ordre chronologique le but de cette communication sera de présenter la prémisse de base qui suppose que le recadrage des prestations de soins à la suite des avancements thérapeutiques et la bureaucratisation des services aurait justifié l'infiltration subtile d'une stigmatisation structurelle au sein des pratiques du travail social intervenant auprès de la communauté du VIH. De là, je dégagerai l'expérience des femmes séropositives en regard de la stigmatisation perçue vécue de la part des services sociaux qui leur viennent en aide à l'aide des résultats préliminaires de mon mémoire. La présentationdes résultats préliminaires permettra également, en conclusion, l'identification de quelques pistes d'action pour l'amélioration des services soulevés dans les récits d'expériences des FVVIH et lors d'un focus group composé d'intervenants et intervenantes issus des milieux communautaires et institutionnels.

Résumé du colloque

À l’échelle mondiale, les femmes représentent actuellement 50 % des personnes vivant avec le VIH. Au Canada, les femmes sont également de plus en plus concernées par le VIH. Le portrait canadien des femmes vivant avec le VIH (FVVIH) a beaucoup évolué au cours des deux dernières décennies. On remarque désormais une surreprésentation des femmes autochtones, des femmes trans et des femmes noires d’origine africaine ou caribéenne. Les FVVIH font face à de multiples facteurs susceptibles de nuire à leur santé et d’affecter leur qualité de vie tels que la pauvreté, le racisme, la stigmatisation et la violence qui s’inscrivent plus largement dans un contexte social marqué par les inégalités de genre. Historiquement, les FVVIH étaient exclues de la recherche, mais il semble que les pratiques évoluent, comme en témoigne le nombre croissant d’études dédiées aux FVVIH.

En 2013, le regroupement Rassemblement d’esprits dénonçait qu’« il reste encore beaucoup à apprendre sur les facteurs qui contribuent au risque d’infection par le VIH chez les femmes, les personnes trans et les filles, et qui entravent l’accès à la prévention, au dépistage, aux traitements, aux soins et aux services de soutien, et les façons par lesquelles des différences biologiques et liées au genre influencent la progression de l’infection à VIH, y compris l’efficacité des traitements antirétroviraux ».

Dans cette mouvance, ce colloque vise à brosser l’état des connaissances sur les FVVIH en mettant en lumière les résultats de projets de recherche récents ou en cours, et en soulevant les problématiques d’actualité concernant les FVVIH. Ce colloque interdisciplinaire vise à favoriser l’échange d’idées entre les chercheurs et la communauté ainsi que la réflexion sur les pratiques d’intervention. Avec sa formule participative, il veut mettre à profit l’apport des FVVIH à la recherche et contribuer à orienter les futures recherches.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 9 mai 2016

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