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Gérer le transfert intergénérationnel des connaissances par les communautés de pratique pilotées

JB

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Jean-Philippe Bootz : École de management de Strasbourg

Résumé de la communication

Les communautés de pratique, en tant que structure sociale permettant la création d'une identité commune, le partage d'expérience et l'acculturation (Lave et Wenger, 1991 ; Brown et Duguid, 1998) constituent un puissant moyen de gérer le transfert intergénérationnel des connaissances au sein des organisations. Dans la mesure où ces communautés sont de natures informelles et auto-organisées, vouloir gérer le transfert le transfert intergénérationnel des connaissances via ces structures suppose pour l'organisation une capacité à les piloter.

Les communautés de pratique pilotées (CoPPs) constituent ainsi des structures hybrides qui conservent pour partie leur dimension auto-organisée tout en étant articulées à l'organisation formelle (Probst et Borzillo, 2007; Dupouet et Barlatier, 2011). Malgré la multiplication des recherches empiriques récentes (Probst et Borzillo, 2007; 2008; Borzillo et al., 2008 ; Mc Dermott et Archibald, 2010 ; Dupouet et Barlatier, 2011), certains questionnements liés à la dimension managériale de ces CoPPs restent en suspens. En quoi la conciliation auto-organisation et contrôle implique de concevoir une nouvelle façon de piloter l'action collective ? Quels sont les éléments caractéristiques de cette nouvelle forme de pilotage en termes de gouvernance ? De liens avec la hiérarchie? De profils de managers ? Ces éléments sont-ils homogènes ou bien est-il possible d'établir une différenciation en fonction d'une typologie de CoPPs ?

Résumé du colloque

Dans le contexte du vieillissement de la population, omniprésent dans toutes les sociétés modernes, de nombreux chercheurs s’intéressent aux caractéristiques des générations et aux rapports qu’elles entretiennent entre elles (Dufaut, 2009; Joshi et coll., 2014). Dans les sociétés du savoir (Unesco, 2005) en particulier, où le partage des connaissances entre individus joue un rôle crucial pour le développement, le transfert des connaissances entre générations est devenu un objet d’étude à part entière. Pour plusieurs organisations, l’absence de démarches intentionnelles de transfert intergénérationnel des savoirs a mené à des pertes cruciales et fragilisantes pour leur pérennité. Faute d’une mémoire organisationnelle adéquate, la NASA, notamment, ne dispose plus des connaissances nécessaires pour atterrir sur la Lune (DeLong, 2004)! Dans le même ordre d’idées, la fonction publique québécoise a subi des pertes de savoir importantes (Lemay et coll., 2012). De multiples recherches sont nées en réponse à ces défis. Elles s’interrogent notamment sur les facteurs contextuels à considérer (Delay, 2006; Pijoan et coll., 2012), sur les formes du transfert intergénérationnel des connaissances dans différents environnements professionnels (Dalkir, 2010; Lefebvre, 2000) et dans différents pays (Kuyken, 2015; Shimada, 2014), ou encore sur la nature des connaissances échangées (Holden et coll., 2006). Quand le transfert intergénérationnel des connaissances est abordé depuis une perspective humaine (vs technique) (Nonaka et Takeuchi, 1997), quels en sont les différents aspects qu’un travail interdisciplinaire (mobilisant par exemple les savoirs en éducation, sociologie, histoire, communication, psychologie et les sciences de gestion) peut contribuer à révéler et enrichir? C’est dans cet esprit que ce colloque sollicite des contributions de disciplines et d’univers organisationnels distincts.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 9 mai 2016

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