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Priscilla Boyer : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
L'étudiant en formation des maitres a passé plus de douze années sur les bancs d'école, où il s'est construit un échafaudage de connaissances grammaticales parfois bien difficile à ébranler. Pourtant, cet échafaudage est souvent lacunaire et imprécis; c'est le siège de nombreuses contradictions pouvant nuire aux nouveaux apprentissages. Il peut être nécessaire alors d'en déconstruire certaines parties, afin de susciter un vrai changement conceptuel. Mais la tâche n'est pas facile. Il faut convaincre l'étudiant de la pertinence d'effectuer ce changement et vaincre sa résistance naturelle à remettre en cause des savoirs langagiers.
Pour y parvenir, nous avons fait vivre des controverses constructives en grammaire à des étudiants du baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire. Nous leur avons soumis un problème grammatical, à propos duquel les points de vue divergent, afin d'obliger les étudiants à parvenir à un consensus. Puisque la controverse est réelle, les discussions s'enflamment : ils discutent, justifient, argumentent. Non seulement ces échanges favorisent-ils le partage de connaissances et la décentration du point de vue, mais ils permettent aussi de restructurer leur pensée. Les conditions sont alors favorables pour de nouveaux apprentissages. Dans cette présentation, nous rendrons compte, à titre exploratoire, du déroulement d'une telle activité et des effets sur l'apprentissage des étudiants.
Au cours des dernières décennies, nombreux sont les travaux de recherche portant sur la réflexion métalinguistique, qui consiste en « une activité de réflexion sur le langage et son utilisation » (Gombert, 1991). Ces recherches, menées autant en langue première que seconde, interrogent non seulement les capacités métalinguistiques des apprenants, mais aussi la pertinence ainsi que la manière de tenir compte et de développer ces capacités en contexte d’enseignement et d’apprentissage de la langue, notamment en ce qui touche la grammaire.
Le colloque « Réflexion métalinguistique et apprentissage de la grammaire en langue première et seconde » propose de se questionner sur les points de convergences et les points de divergences dans la réflexion métalinguistique pour l’enseignement et l’apprentissage de la grammaire en langue première et seconde. Plus précisément, les communications pourront nourrir la réflexion liée à l’une ou l’autre des questions suivantes :
1. Quel(s) rôle(s) occupe la réflexion métalinguistique pour l’apprentissage de la grammaire? Ce rôle ou ces rôles sont-ils les mêmes pour l’apprentissage de la langue première ou seconde?
2. Quel portrait peut-on faire de la capacité de réflexion métalinguistique des élèves en langue première et seconde? Leur réflexion métalinguistique soutient-elle l’apprentissage de la grammaire en langue première ou en langue seconde? Dans quelle mesure et/ou comment?
3. Quelles pratiques d’enseignement favorisent la réflexion métalinguistique en langue première ou seconde? Ces pratiques sont-elles les mêmes en langue première ou seconde?
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