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Carole Lanoville : UQAM - Université du Québec à Montréal
Face à une baisse démographique, un besoin croissant de main-d'œuvre qualifiée ainsi qu'une situation économique précaire nécessitant une offre de formation rationalisée et complémentaire (Moreau, 1998, Robitaille, 2008), la régionalisation en FPT se structure par les Tables régionales d'éducation interordres en 2006.
Ces Tables, comme outil d'action publique, sont peu documentées. Ce projet doctoral a comme premier axe de recherche d'étudier les conditions et le modèle de collaboration des Tables en fonction du contexte régional. Un second axe s'intéresse aux divers processus ou dispositifs interactionnels sollicités par la gouvernance des tables ainsi que leurs conditions d'émergence. Cet axe permettra de mieux comprendre l'impact perçu de l'action collaborative sur la transformation du milieu d'appartenance des acteurs ainsi que sur la gouvernance collaborative même (Keast, Mandell et al, 2004). Cette double tension, entre la gestion de la collaboration et la collaboration à des fins de gestion, servira de toile de fond à notre recherche (Agranoff, 2012).
Sur le plan méthodologique, nous croiserons le cadre des trois I (Surel, 1998 et Palier, Surel, 2005) à la théorie de l'avantage collaboratif (Huxham et Vangen, 2005, 2010) afin de porter un nouvel éclairage à la gouvernance. Par l'étude de trois cas, ces deux cadres d'analyse juxtaposés permettront de mieux cerner un phénomène complexe et dynamique en s'appuyant sur la représentation des parties prenantes.
La formation professionnelle, qu’elle se déploie sous régime scolaire (enseignement professionnel, technique ou universitaire) ou par la voie du travail (apprentissage en milieu de travail, compagnonnage, formation continue), a pour objet l’apprentissage d’un métier, d’une technique, d’une profession. Les pratiques des acteurs individuels (apprenant, enseignant, formateur, direction, compagnon, chef d’entreprise, etc.) et collectifs (groupe-classe, équipe-école ou départementale, commission scolaire, comités sectoriels, mutuelles de formation, syndicats, etc.) prennent forme à la croisée de dynamiques multiples. Elles se concrétisent ainsi sous l’influence d’enjeux, d’approches et de perspectives variées et complexes à articuler : les aspects pédago-didactiques (les approches de conception de la formation et des situations d’enseignement-apprentissage, les didactiques professionnelles en émergence, les contenus et les modalités de formation des enseignants et des formateurs ainsi que des divers types d’apprenants qu’ils forment), organisationnels (modalités de gestion et de financement, recrutement des enseignants, évaluation, qualification), sociaux (réussite éducative, insertion professionnelle des personnes formées), économiques (injonctions du milieu de travail, offre de formation, coût des infrastructures) et politiques (entre différents ministères ou au sein d’organismes décentralisés). Les microprocessus liés à la formation et à l’apprentissage professionnel, les gestes posés dans des environnements locaux, sont ainsi à comprendre à l’une des dynamiques à l’œuvre dans les mésosystèmes (l’établissement, l’entreprise) et les macrosystèmes (politiques élaborées et ensembles socioculturels). Ce colloque a pour objectif de faire état des recherches portant tant sur ces microprocessus que sur des dynamiques plus globales afin de comprendre comment, dans leur articulation, ils informent les pratiques de la formation professionnelle au quotidien.
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