Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Thérèse Besnard
Dans un premier temps, nous présenterons les hypothèses pouvant expliquer les différences observées au niveau du développement entre les garçons et les filles à la période préscolaire. Deuxièmement, à partir d'une recension nous présenterons les interventions réalisées auprès des enfants d'âge préscolaire afin de soutenir un ou plusieurs aspects de leur développement global qui ont obtenu des résultats différenciés selon le genre.
La transition à la maternelle correspond à une période de changements importants qui peut représenter une opportunité de croissance pour l'enfant, mais également des stress accrus particulièrement pour les enfants les plus vulnérables. Si cette étape est déterminante pour la plupart des enfants et peut avoir un impact significatif sur leur parcours scolaire ultérieur, elle peut représenter un défi de taille pour les enfants dits vulnérables qui n'ont pas développé un niveau de développement suffisant pour amorcer leur scolarisation. Or les résultats de l'Enquête québécoise sur le développement des enfants à la maternelle (EQDEM) réalisée en 2012 indiquent que les garçons sont proportionnellement plus nombreux que les filles à être vulnérables dans au moins un domaine de développement et qu'ils sont également plus vulnérables, toutes proportions gardées, dans chacun des cinq domaines de développement mesurés par l'Instrument de mesure du développement de la petite enfance (IMDPE). Devrait-on être préoccupé par ces différences?
Les premières transitions scolaires sont des périodes charnières pour l’engagement scolaire des élèves, l’engagement parental et celui des milieux qui les entourent. Elles constituent le début de l’histoire scolaire. Plusieurs éléments influent sur le succès de cette transition. Les enfants vivant avec des facteurs de risque sociaux et économiques, et leur famille auraient avantage à bénéficier de plus d’activités de préparation de la transition (Wildenger et McIntyre, 2011). En effet, dans les milieux à risque, une transition réussie permet d’observer des enfants engagés qui développent un sentiment positif envers l’école. Les parents deviennent des partenaires dans l’apprentissage de leurs enfants (Ramey et Ramey, 1999). Cette transition est aussi importante pour les enfants ayant des besoins particuliers, puisqu’une adaptation non réussie dès le préscolaire oriente leur disposition envers l’école et risque de perturber leur trajectoire scolaire. On note aussi que l’âge des enfants lors de leur entrée à l’école est à considérer par les milieux scolaires. Plusieurs stratégies ont été mises en place pour favoriser la réussite éducative des enfants et rapprocher l’école et les familles. Pensons au Programme Passe-Partout déployé dans les milieux à risque, à l’implantation graduelle de la maternelle à 4 ans, au déploiement du Guide pour soutenir la première rentrée scolaire de qualité, au développement d’outils de partage d’information tels que Passerelle, etc.
Dans le contexte québécois où la responsabilité des services préscolaires est partagée entre trois ministères, les familles et la communauté, le colloque se veut un espace d’échange dans lequel chercheurs, étudiants, professionnels et spécialistes de la petite enfance viendront partager leurs connaissances, leurs résultats de recherche et leurs réflexions afin de mobiliser les différents acteurs des premières transitions scolaires à œuvrer tous ensemble pour soutenir des transitions de qualité.
Thème du colloque :