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Dany Héon : UQAR - Université du Québec à Rimouski
Si la méthode ethnographique se voulait à l'origine faire l'étude systématique des peuples exotiques et de leurs coutumes, elle trouve aujourd'hui des applications aussi diversifiées qu'originales en recherche, autant en anthropologie, en sociologie, en communication, en éducation qu'en psychosociologie. Les ethnographies produites par les ethnologues de l'époque étaient issues de données de seconde main, et ce jusqu'à la fin du XIXe siècle. Cette manière de faire ne sera remise en cause qu'à la fin des années 1960, notamment avec l'avènement de l'observation participante et de terrains de recherche de plus en plus près et de moins en moins « exotiques ». Il apparaît alors toute une dimension réflexive sur la place et l'influence du chercheur ainsi que du statut de donnée à part entière de sa part subjective. Aujourd'hui, la dimension réflexive en recherche qualitative prend une dimension privilégiée. Un champ de la recherche en particulier, les self-reflexive ou la recherche en/à la première personne, a su tirer profit de l'évolution de cette méthodologie, en particulier dans le monde anglo-saxon, et développer ce que nous appelons aujourd'hui l'autoethnographie. Cette communication veut présenter la démarche autoethnographique et en discuter les applications possibles en recherche qualitative dans les pratiques de recherche en relations humaines, en psychosociologie ou en communication sociale.
Ce colloque permet l’élaboration et l’échange de réflexions d’ordre théorique, méthodologique et pédagogique autour de l’intervention et des processus de communication auprès des individus, des groupes et des communautés, notamment sous l’angle des approches psychosociologiques et des relations humaines. Il se veut un lieu de rencontre entre les différents praticiens, chercheurs et professeurs intéressés par ces problématiques. L’événement est organisé conjointement par des professeurs, chargés de cours et étudiants des programmes de psychosociologie et de communication relations humaines de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR). Il vise à solidifier les assises de ces programmes d’étude uniques.
Lors de l’événement, les dimensions épistémologiques concernant l’intervention auprès des individus et des groupes sont abordées à travers divers questionnements. Par exemple, quels sont les outils théoriques et les méthodes d’intervention qui favorisent la prise de conscience individuelle et collective, et qui mènent à l’action? Comment se construisent les interventions entre les praticiens et les chercheurs (savoirs académiques), et les personnes directement concernées (savoirs expérientiels)? Quels modèles théoriques et méthodologiques permettent de saisir les spécificités de chaque individu en tant que membre de groupes et de communautés? De quelles façons les groupes d’animation et de formation peuvent-ils devenir des pratiques d’accompagnement? Les réflexions entourant les enjeux pédagogiques sont aussi favorisées, et nous cherchons à définir les pratiques d’enseignement qui permettent l’apprentissage des savoir-faire et savoir-être nécessaires à l’intervention. Finalement, le colloque permet d’observer l’articulation entre les acquis académiques associés à la recherche, l’intervention auprès des individus, des groupes et des communautés, et les pratiques professionnelles.
Thème du colloque :