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Le Plan culturel numérique du Québec

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Mathieu Rocheleau : Ministère de la Culture et des Communications

Résumé de la communication

La première phase du Plan culturel numérique du Québec (PCNQ) a été lancée le 29 septembre 2014 par le ministère de la Culture et des Communications (http://culturenumerique.mcc.gouv.qc.ca/). La deuxième phase, lancée au printemps 2016, comportera de nouvelles mesures à réaliser pour l'année 2016-2017. Les actions
mises en oeuvre par le PCNQ sont regroupées en trois axes principaux qui sont d'autant de cibles à poursuivre pour assurer le virage numérique du réseau de la culture :
· Créer des contenus culturels numériques
· Diffuser des contenus culturels numériques et assurer leur accessibilité
· Innover pour s'adapter à la culture numérique
L'univers numérique évoluant si rapidement que ce n'est pas sans surprise qu'est accueilli le nouveau rapport du Fonds des médias du Canada (FMC) sur les tendances 2016. Ce dernier indique que c'est maintenant l'expérience utilisateur qui mène la création et la distribution de contenu numérique. Cela signifie, pour le PCNQ, qu'il est primordial, au final, de bien comprendre l'évolution du comportement des divers publics et d'anticiper l'évolution des usages culturels pour bien cibler les actions à mettre en oeuvre en fonction des trois axes du PCNQ.

Résumé du colloque

La question des publics de la culture appelle à prendre en compte leur importance dans la consolidation d’un espace public (Habermas, 1962) dynamique, susceptible d’accueillir débats et diversité de points de vue, mais aussi à mesurer à l’effet de pratiques culturelles ciblées au sein de communautés de tailles variées.

Les efforts déployés pour que les productions culturelles rejoignent des publics s’avèrent à présent considérables. D’ailleurs, les institutions culturelles comme les musées sont désormais évaluées en fonction de leur capacité à attirer des publics de plus en plus nombreux. La diversité de l’offre en culture, en loisir et en divertissement place différents établissements en concurrence afin d’attirer les non-publics (Jacobi et Luckerhoff, 2010). Les pratiques culturelles, de la lecture à la sortie au théâtre ou au musée, subissent aussi des mutations profondes sur les plans social, esthétique et technologique. Des facteurs propres à certains arts ou régions, tels les changements apportés aux politiques gouvernementales, les nouvelles technologies, le vieillissement de la population et la désindustrialisation participent à l’accélération de ces mutations.

Dans un contexte où les productions culturelles sont de plus en plus considérées comme des outils de développement économique (économie créative et culturelle), la pression de trouver des publics, locaux et touristiques, devient encore plus forte. Le colloque envisagé permettra de réfléchir aux esthétiques qui leur sont destinées et aux technologies qui façonnent leur expérience, aux stratégies mises en œuvre pour communiquer avec eux, à l’éducation nécessaire pour que le non-initié ait accès à des formes de culture et d’art plus sophistiquées, et aux lieux et aux pratiques qui cherchent à attirer et à fidéliser leurs usagers. Trois axes seront priorisés : 1) Esthétique; 2) Communication et éducation; 3) Théories et méthodes.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 9 mai 2016

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