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Lizeth Donoso Herrera : Université Laval
En théorie, tout locuteur natif a une connaissance assez complète de sa langue qui lui permet de la parler, de la comprendre, et de juger de la grammaticalité d'un énoncé. C'est une connaissance tacite et ses jugements proviennent des intuitions. Cependant, ces intuitions ne sont pas omnipotentes puisque des locuteurs natifs compétents peuvent avoir des intuitions opposées et dans le cas des enseignants de L2-LN, leurs intuitions ne s'avèrent pas suffisantes pour expliquer la langue. Concernant les enseignants de L2 LNN, les résultats de la recherche suggèrent qu'il faut porter plus d'attention au développement des habiletés langagières et métalinguistiques et qu'il faut renforcer l'attention à la langue dans la formation d'enseignants LNN. À cet égard, nous soutiendrons que l'enseignant de L2 LN ou LNN n'est pas seulement un usager de la langue et que sa relation avec celle-ci lui exige de conceptualiser ses intuitions afin d'expliquer la langue en tant que système à ses élèves. Ainsi, nous analysons la naissance du mouvement connu sous le nom de language awarenes et la discussion qu'ils ont soutenue avec les nativistes en ce qui concerne l'apprentissage des langues. Ensuite, nous dirigerons notre attention vers les connaissances que le futur enseignant doit avoir pour répondre aux besoins linguistiques de ses élèves. Enfin, présentons quelques alternatives pour faciliter la prise de conscience de la langue chez les futurs enseignants de L2 LN et LNN.
Au cours des dernières décennies, nombreux sont les travaux de recherche portant sur la réflexion métalinguistique, qui consiste en « une activité de réflexion sur le langage et son utilisation » (Gombert, 1991). Ces recherches, menées autant en langue première que seconde, interrogent non seulement les capacités métalinguistiques des apprenants, mais aussi la pertinence ainsi que la manière de tenir compte et de développer ces capacités en contexte d’enseignement et d’apprentissage de la langue, notamment en ce qui touche la grammaire.
Le colloque « Réflexion métalinguistique et apprentissage de la grammaire en langue première et seconde » propose de se questionner sur les points de convergences et les points de divergences dans la réflexion métalinguistique pour l’enseignement et l’apprentissage de la grammaire en langue première et seconde. Plus précisément, les communications pourront nourrir la réflexion liée à l’une ou l’autre des questions suivantes :
1. Quel(s) rôle(s) occupe la réflexion métalinguistique pour l’apprentissage de la grammaire? Ce rôle ou ces rôles sont-ils les mêmes pour l’apprentissage de la langue première ou seconde?
2. Quel portrait peut-on faire de la capacité de réflexion métalinguistique des élèves en langue première et seconde? Leur réflexion métalinguistique soutient-elle l’apprentissage de la grammaire en langue première ou en langue seconde? Dans quelle mesure et/ou comment?
3. Quelles pratiques d’enseignement favorisent la réflexion métalinguistique en langue première ou seconde? Ces pratiques sont-elles les mêmes en langue première ou seconde?
Titre du colloque :