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Ernest Lo
Les anglophones et les allophones, en minorité au Québec, ont un taux de mortalité inférieur à celui des francophones. Le statut socio-économique (SSE) des anglophones et allophones est respectivement supérieur et inférieur à celui des francophones et la proportion d'immigrants est très variable parmi les trois communautés. Les écarts dans la mortalité pourraient être dus aux effets d'un faible SSE ou de «l'immigrant en bonne santé». La langue pourrait avoir un effet modérateur sur le SSE et le statut d'immigrant.
Nos hypothèses sont: H1) L'écart selon la langue est expliqué par le statut d'immigrant et le SSE. H2) L'écart selon le statut d'immigrant est modéré par la langue. H3) L'écart selon le SSE est modéré par la langue et le statut d'immigrant. H4) L'effet de l'immigrant en bonne santé s'applique également aux gens nés au Canada mais hors Québec (immigrants internes).
Nous avons analysé les décès généraux, par cancer, maladies cardiovasculaires, respiratoires, trauma et suicide au Québec (2004-2008) à l'aide de régressions multi-niveaux de Poisson ajustées (âge, sexe, langue, SSE et lieu de naissance). Les effets modérateurs sont estimés par des termes d'interaction.
Nos résultats préliminaires suggèrent une absence d'effet du statut d'immigrant ou du SSE sur les écarts dans la mortalité (H1). Notre étude aidera à mieux comprendre les disparités en santé selon la langue et à améliorer les services en santé offerts à l'ensemble des québécois.
Au cours des dernières décennies, le Québec a connu les effets du baby-boom puis du baby-bust (effondrement de la natalité), transition accompagnée de plusieurs vagues d’immigration de type et de provenance différents. Depuis 2001, l’immigration représente d’ailleurs la principale source de la croissance de la population du Québec. L’effectif de la main-d’œuvre est en partie le résultat de cette évolution, mais aussi de changements de comportements et de caractéristiques de divers groupes sociaux face au marché du travail.
Alors que le vieillissement de la population suscite des préoccupations quant à l’avenir de la croissance de la main-d’œuvre, l’évolution des rapports complexes entre les comportements démographiques, l’activité et l’emploi s’impose comme enjeu de recherche stratégique. Comme le soulignaient Laplante et Godin (2003), « […] la relation entre l’évolution de la population active et de la population employée d’une part, et les phénomènes démographiques stricto sensu d’autre part, est maintenant un système complexe où la décision de participer au marché du travail joue vraisemblablement un rôle plus important que l’offre d’emploi. Dans un tel contexte, prévoir l’utilisation de la population active et de la population employée requiert vraiment des hypothèses sur la nature et la répartition des comportements […]. » Depuis une dizaine d’années, d’énormes progrès ont été réalisés dans ce domaine grâce à l’accès à de nouvelles sources de données et aux développements méthodologiques en matière de modélisation.
Ce colloque a pour principal objectif de réunir les chercheurs qui s’intéressent, d’une part, aux processus démographiques et, d’autre part, aux tendances économiques et sociales qui interagissent avec ces processus et qui ensemble déterminent l’effectif, la composition et la productivité de la main-d’œuvre. Le colloque sera sous la responsabilité scientifique d’Yves Carrière, responsable du colloque annuel de l’ADQ (Association des démographes du Québec), Benoît Dostie, directeur du CIQSS (Centre interuniversitaire québécois de statistiques sociales), et Pierre-Carl Michaud, cotitulaire de la Chaire Industrielle-Alliance sur les enjeux économiques des changements démographiques.
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