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Patrick Charland : UQAM - Université du Québec à Montréal
L'objectif de cette étude est d'étudier le rôle de la contextualisation de problèmes de physique par rapport à l'engagement (cognitif/émotif) implicite ou explicite d'étudiants. L'étude pilote exploratoire, a été menée sur 10 étudiants universitaires de sexe masculin qui avaient à résoudre 10 problèmes présentés sur un ordinateur. Les problèmes étaient présentés dans un ordre quasi-aléatoire, dont la moitié étaient contextualisés. Après chaque problème, un questionnaire demandait au sujet de qualifier son expérience (degré de contrôle, d'intérêt, de facilité, d'engagement et de valence). Ces données de questionnaire ainsi que les données comportementales (score) sont qualifiées d'explicites. En terme de données implicites, des données d'engagement cognitif étaient collectées par EEG et les données d'engagement émotionnel, par activité électrodermale et par reconnaissance automatique des émotions. En terme de résultats, bien que nous n'observions pas de différence significative de performance dans la résolution de problèmes contextualisés/décontextualisés, les résultats montrent que les niveaux moyens d'engagement cognitif implicite (EEG, p = 0,048) ou pour certains construits explicites (difficulté, p=0,009 ; engagement, p=0,011 ; intérêt, p=0,004), sont significativement plus élevés lors de la résolution de problèmes contextualisés. Ces résultats contribuent à la littérature scientifique en apportant de nouvelles données en faveur de la contextualisation des problèmes.
Les neurosciences éducationnelles visent à mieux comprendre l’apprentissage et l’enseignement en soutenant que l’apport de théories et méthodes issues des neurosciences peut conduire à de meilleures pratiques éducatives. Pourtant, les conditions pour de tels apports fondamentaux et appliqués sont à ce jour rarement réunies. Les neurosciences éducationnelles sont en plein essor au sein des sciences cognitives et se situent à la croisée de plusieurs disciplines contributoires : éducation, psychologie, neurosciences, linguistique et informatique. Alors qu’une large part de la pertinence et des retombées possibles des neurosciences éducationnelles prend racine dans son caractère interdisciplinaire, et notamment dans sa continuité avec la recherche en éducation, la collaboration entre chercheurs des disciplines concernées semble à l’heure actuelle embryonnaire. Plusieurs raisons peuvent être avancées à cet égard, dont un vocabulaire commun lacunaire ainsi que des traditions méthodologiques parallèles. L’objectif du colloque proposé est donc d’explorer les frontières disciplinaires et les points de rencontres à travers une variété de domaines et une diversité d’objets d’apprentissage : les participants sont invités à présenter l’état des lieux en ce qui a trait à la recherche, à proposer des ponts conceptuels ou méthodologiques afin de renforcer l’interdisciplinarité sous-jacente aux neurosciences éducationnelles, et à concevoir des stratégies pour orienter les contributions possibles à l’éducation.
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