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Johanne April : UQO - Université du Québec en Outaouais
Les pratiques de transition mises en place par les milieux scolaires font partie des conditions de mise en œuvre des programmes éducatifs. Elles devraient idéalement permettre à l'ensemble des acteurs (milieux scolaire, familial et éducatif) présents autour de l'enfant de partager des responsabilités afin de bien le soutenir (Wildenger & McIntyre, 2012 ; Pianta & Kraft-Sayre, 2003). La présente communication examine les enjeux liés aux différents types de collaboration dans les pratiques de transition qui ont été déployées lors de l'implantation de cinq classes de maternelle quatre ans TPMD, ainsi que l'évolution de ces pratiques dans le temps. Pour ce faire, un questionnaire portant sur les modalités de transition administré en pré-test lors des quatre années de collecte impliquant 10 participants (5 enseignantes et 5 directions) a été analysé au regard des pratiques de transition mises en place et du niveau de préparation à la rentrée perçu par les participants. Toutefois, les types de collaboration varient entre des échanges d'informations nécessitant un faible niveau d'interaction entre les acteurs (Landry, 2013) et une démarche où les acteurs cherchent à s'influencer mutuellement (Desgagné et autres, 2001). Nous présenterons les pratiques de transition mises en place en examinant l'écart entre ces dernières et des modalités de collaboration centrées sur le partage des responsabilités.
Les premières transitions scolaires sont des périodes charnières pour l’engagement scolaire des élèves, l’engagement parental et celui des milieux qui les entourent. Elles constituent le début de l’histoire scolaire. Plusieurs éléments influent sur le succès de cette transition. Les enfants vivant avec des facteurs de risque sociaux et économiques, et leur famille auraient avantage à bénéficier de plus d’activités de préparation de la transition (Wildenger et McIntyre, 2011). En effet, dans les milieux à risque, une transition réussie permet d’observer des enfants engagés qui développent un sentiment positif envers l’école. Les parents deviennent des partenaires dans l’apprentissage de leurs enfants (Ramey et Ramey, 1999). Cette transition est aussi importante pour les enfants ayant des besoins particuliers, puisqu’une adaptation non réussie dès le préscolaire oriente leur disposition envers l’école et risque de perturber leur trajectoire scolaire. On note aussi que l’âge des enfants lors de leur entrée à l’école est à considérer par les milieux scolaires. Plusieurs stratégies ont été mises en place pour favoriser la réussite éducative des enfants et rapprocher l’école et les familles. Pensons au Programme Passe-Partout déployé dans les milieux à risque, à l’implantation graduelle de la maternelle à 4 ans, au déploiement du Guide pour soutenir la première rentrée scolaire de qualité, au développement d’outils de partage d’information tels que Passerelle, etc.
Dans le contexte québécois où la responsabilité des services préscolaires est partagée entre trois ministères, les familles et la communauté, le colloque se veut un espace d’échange dans lequel chercheurs, étudiants, professionnels et spécialistes de la petite enfance viendront partager leurs connaissances, leurs résultats de recherche et leurs réflexions afin de mobiliser les différents acteurs des premières transitions scolaires à œuvrer tous ensemble pour soutenir des transitions de qualité.
Thème du colloque :