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Jason Luckerhoff : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

Paulus (2010) rappelle que les textes décrivant la mission des musées, une sorte de déclaration d'intention qui oriente la gestion d'une organisation, se ressemblent tous. Selon elle, l'analyse de 140 déclarations de mission de musées d'art aux États-Unis montre que les missions de ces institutions se ressemblent à un tel point qu'elle les qualifie d'isomorphes. Elle cite notamment les travaux de DiMaggio et Powell (1983) qui, considérant cette tendance à l'homogénéité et à l'isomorphisme, expliquaient qu'elle n'était pas seulement liée à une quête d'efficacité, mais plutôt rattachée à la recherche d'une légitimité. Le mot isomorphisme réfère à trois modes de mise en conformité : la standardisation des réseaux éducatifs et leur professionnalisation, l'imitation d'organisations bénéficiant d'une forte légitimité sociale et la pression exercée par l'État ou par d'autres bailleurs de fonds qui peuvent imposer des façons de faire par le financement public ou privé.

Dans son article, Paulus montre que des objectifs tels que l'importance accrue de l'éducation et de la communication, la diversification des types de publics, l'augmentation du nombre de visiteurs et la volonté d'attirer de nouveaux publics se retrouvent dans la grande majorité de déclaration d'intention ou de mission des musées d'art.

Nous avons analysé les missions des musées du Québec afin de comparer les résultats et de dresser un portrait des missions de musées au Québec.

Résumé du colloque

La question des publics de la culture appelle à prendre en compte leur importance dans la consolidation d’un espace public (Habermas, 1962) dynamique, susceptible d’accueillir débats et diversité de points de vue, mais aussi à mesurer à l’effet de pratiques culturelles ciblées au sein de communautés de tailles variées.

Les efforts déployés pour que les productions culturelles rejoignent des publics s’avèrent à présent considérables. D’ailleurs, les institutions culturelles comme les musées sont désormais évaluées en fonction de leur capacité à attirer des publics de plus en plus nombreux. La diversité de l’offre en culture, en loisir et en divertissement place différents établissements en concurrence afin d’attirer les non-publics (Jacobi et Luckerhoff, 2010). Les pratiques culturelles, de la lecture à la sortie au théâtre ou au musée, subissent aussi des mutations profondes sur les plans social, esthétique et technologique. Des facteurs propres à certains arts ou régions, tels les changements apportés aux politiques gouvernementales, les nouvelles technologies, le vieillissement de la population et la désindustrialisation participent à l’accélération de ces mutations.

Dans un contexte où les productions culturelles sont de plus en plus considérées comme des outils de développement économique (économie créative et culturelle), la pression de trouver des publics, locaux et touristiques, devient encore plus forte. Le colloque envisagé permettra de réfléchir aux esthétiques qui leur sont destinées et aux technologies qui façonnent leur expérience, aux stratégies mises en œuvre pour communiquer avec eux, à l’éducation nécessaire pour que le non-initié ait accès à des formes de culture et d’art plus sophistiquées, et aux lieux et aux pratiques qui cherchent à attirer et à fidéliser leurs usagers. Trois axes seront priorisés : 1) Esthétique; 2) Communication et éducation; 3) Théories et méthodes.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 9 mai 2016

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