pen icon Colloque
quote

Natura non facit saltus : le management public postnéo

LB

Membre a labase

Luc Bernier : Université d'Ottawa

Résumé de la communication

Pour décrire ce qui a précédé le nouveau management public, on parle généralement d'administration publique traditionnelle. Pour décrire ce qui est venu après, on a parlé de gouvernance, de nouveau service public, d'État néo-weberien, etc. Est-ce qu'il y a eu thèse, antithèse, synthèse ou éparpillement et abandon? Où s'en va l'administration publique? Outre les pressions idéologiques derrière le nouveau management public, il y a une recherche pour une plus grande efficience alors que les ressources sont plus rares. Les agences souvent décriées depuis sont pourtant une piste intéressante pour prendre un exemple. La dépendance au sentier est importante mais on peut chercher par des actions choisies, réussir à changer un parcours. Cette communication propose suite à une recherche empirique en cours et une recension des écrits ce qu'il est possible et doit être fait. L'avenir est fait d'innovations où se tissent nouvelles structures, changement de culture, nouveaux mécanismes de coordination, technologies. Les réponses que la science peut apporter sont modestes dans ce domaine où chaque sous-système a ses habitudes mais méritent d'être débattues. La co-construction des savoirs est difficile dans le secteur public où le changement est graduel et soumis à la complexité de la gouvernance à son sommet comme il est proposé dans cette communication.

Résumé du colloque

L’innovation sociale ne peut être reconnue et codifiée en recherche qu’avec le concours des acteurs mêmes de l’innovation sociale. C’est ce qui a mené le Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) et le Centre interdisciplinaire de recherche et d’information sur les entreprises collectives (CIRIEC-Canada) à concevoir et à mettre en œuvre des programmes de recherche en partenariat avec des acteurs et des milieux novateurs sur les plans économique, social et territorial. S’en dégage un modèle de recherche qui vise à faire connaître et reconnaître les acteurs innovateurs ainsi que les innovations sociales générées dans les entreprises d’économie sociale, dans les instances et entreprises publiques, dans les milieux syndicaux ou au sein des collectivités territoriales, dont les activités sont tournées vers l’intérêt collectif et général. Diverses recherches partenariales ont mis en lumière des expériences qui ont entraîné des arrangements institutionnels et des modalités de gouvernance allant dans le sens d’une économie, voire d’une société plus sociale et solidaire, dans le sens global du terme. Or, ce modèle de recherche exige aussi une distance critique favorisant la théorisation sur les trajectoires et processus qui expliquent ces expériences, sur les facteurs qui jouent dans leur diffusion et sur les transformations qu’elles provoquent. Que nous apprend la recherche sur les innovations sociales relativement aux approches méthodologiques susceptibles de générer des résultats en phase avec l’intérêt général? Quelles sont les caractéristiques des approches méthodologiques développées à cet égard? Existe-t-il des enjeux et des défis spécifiques lorsqu’il s’agit pour la recherche de concilier intérêt particulier, intérêt collectif et intérêt général? Comment ces approches peuvent-elles être prolongées pour s’intéresser à de nouvelles grappes d’innovations sociales? Voilà des questions qui orienteront les participants à cette activité d'« enjeu de la recherche » lors des discussions qui auront lieu dans le cadre des plénières et des ateliers.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 9 mai 2016

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :