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Perspective communicationnelle pour comprendre le transfert intergénérationnel : les exemples du mentorat et des groupes de codéveloppement professionnel

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Nathalie Lafranchise : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Le mentorat et le groupe de codéveloppement sont des modes d'accompagnement qui peuvent être implantés dans des organisations pour favoriser le transfert intergénérationnel des connaissances. En effet, le partage de connaissances découlant du mentorat (Cohen et Galbraith, 1995 ; Swap et al., 2001; Wanberg, Welsh et Hezlett, 2003) et des groupes de codéveloppement professionnel (Payette et Champagne, 2010 ; Lafranchise et Paquet, 2004) sont connus. En ce qui concerne le mentorat, pour comprendre ce bénéfice, des auteurs se sont attardés à cerner le rôle et les fonctions du mentor (Cohen, 1995 ; Kram, 1985 ; Houde, 2010) ainsi que leurs caractéristiques (Keller, 2007 ; Knox et Mc Govern, 1988). D'autres se sont intéressés aux développements de cette relation et à ses enjeux développementaux (Houde, 2010). Enfin, des auteurs éclairent la nature des conversations et la qualité des interactions entre un mentor et un mentoré (Clutterbuck, 2010 ; Fletcher et Ragins, 2007). Quant aux groupes de codéveloppement, ils proposent un espace interactif propice au partage de connaissances, mais il semble que la qualité de la communication soit, comme pour le mentorat, une variable importante à considérer (Lafranchise et Paquet, 2014). Cette proposition de communication vise à apporter un éclairage communicationnel à la compréhension du transfert intergénérationnel des connaissances, en s'appuyant sur les exemples du mentorat et des groupes de codéveloppement professionnel.

Résumé du colloque

Dans le contexte du vieillissement de la population, omniprésent dans toutes les sociétés modernes, de nombreux chercheurs s’intéressent aux caractéristiques des générations et aux rapports qu’elles entretiennent entre elles (Dufaut, 2009; Joshi et coll., 2014). Dans les sociétés du savoir (Unesco, 2005) en particulier, où le partage des connaissances entre individus joue un rôle crucial pour le développement, le transfert des connaissances entre générations est devenu un objet d’étude à part entière. Pour plusieurs organisations, l’absence de démarches intentionnelles de transfert intergénérationnel des savoirs a mené à des pertes cruciales et fragilisantes pour leur pérennité. Faute d’une mémoire organisationnelle adéquate, la NASA, notamment, ne dispose plus des connaissances nécessaires pour atterrir sur la Lune (DeLong, 2004)! Dans le même ordre d’idées, la fonction publique québécoise a subi des pertes de savoir importantes (Lemay et coll., 2012). De multiples recherches sont nées en réponse à ces défis. Elles s’interrogent notamment sur les facteurs contextuels à considérer (Delay, 2006; Pijoan et coll., 2012), sur les formes du transfert intergénérationnel des connaissances dans différents environnements professionnels (Dalkir, 2010; Lefebvre, 2000) et dans différents pays (Kuyken, 2015; Shimada, 2014), ou encore sur la nature des connaissances échangées (Holden et coll., 2006). Quand le transfert intergénérationnel des connaissances est abordé depuis une perspective humaine (vs technique) (Nonaka et Takeuchi, 1997), quels en sont les différents aspects qu’un travail interdisciplinaire (mobilisant par exemple les savoirs en éducation, sociologie, histoire, communication, psychologie et les sciences de gestion) peut contribuer à révéler et enrichir? C’est dans cet esprit que ce colloque sollicite des contributions de disciplines et d’univers organisationnels distincts.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 9 mai 2016

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