Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Martine St-Germain
Le présent atelier présente les résultats d'une recherche doctorale qui porte sur les modalités de mise en place et de maintien d'une relation pédagogique de coopération inspirée des modes d'interactions de Yves St-Arnaud (2003).
Un des éléments essentiels qui est ressorti de cette recherche multicas pour arriver à créer une relation de coopération avec une clientèle de jeunes adultes et d'adultes est « l'état d'être de coopération » de l'enseignant. Cet « état d'être de coopération » de l'enseignant lui demande d'accepter de partager une partie du pouvoir habituellement réservé à l'enseignant maître de sa classe.
Ce sont des stratégies relationnelles de concertation, d'alternance et de non-ingérence qui lui permettent de laisser la place qui revient à l'étudiant, jeune adulte et adulte, pour qu'il puisse faire ses choix en fonction de ses besoins réels, car choisir c'est s'engager et cet engagement devient une source de motivation puissante qui amène l'étudiant à prendre la place qui lui revient, à se responsabiliser et à s'émanciper dans son projet pédagogique.
Le maintien de cette relation de coopération entre l'enseignant et ses étudiants semble possible, mais il nécessite la mobilisation de stratégies relationnelles efficaces à tout moment, car des obstacles relationnels peuvent surgir et faire glisser le climat de coopération vers un climat de passivité et de résistance.
La formation professionnelle, qu’elle se déploie sous régime scolaire (enseignement professionnel, technique ou universitaire) ou par la voie du travail (apprentissage en milieu de travail, compagnonnage, formation continue), a pour objet l’apprentissage d’un métier, d’une technique, d’une profession. Les pratiques des acteurs individuels (apprenant, enseignant, formateur, direction, compagnon, chef d’entreprise, etc.) et collectifs (groupe-classe, équipe-école ou départementale, commission scolaire, comités sectoriels, mutuelles de formation, syndicats, etc.) prennent forme à la croisée de dynamiques multiples. Elles se concrétisent ainsi sous l’influence d’enjeux, d’approches et de perspectives variées et complexes à articuler : les aspects pédago-didactiques (les approches de conception de la formation et des situations d’enseignement-apprentissage, les didactiques professionnelles en émergence, les contenus et les modalités de formation des enseignants et des formateurs ainsi que des divers types d’apprenants qu’ils forment), organisationnels (modalités de gestion et de financement, recrutement des enseignants, évaluation, qualification), sociaux (réussite éducative, insertion professionnelle des personnes formées), économiques (injonctions du milieu de travail, offre de formation, coût des infrastructures) et politiques (entre différents ministères ou au sein d’organismes décentralisés). Les microprocessus liés à la formation et à l’apprentissage professionnel, les gestes posés dans des environnements locaux, sont ainsi à comprendre à l’une des dynamiques à l’œuvre dans les mésosystèmes (l’établissement, l’entreprise) et les macrosystèmes (politiques élaborées et ensembles socioculturels). Ce colloque a pour objectif de faire état des recherches portant tant sur ces microprocessus que sur des dynamiques plus globales afin de comprendre comment, dans leur articulation, ils informent les pratiques de la formation professionnelle au quotidien.
Thème du colloque :