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Rachel Langevin : Université McGill
Les enfants d'âge préscolaire victimes d'agression sexuelle (AS), et tout particulièrement les garçons, sont susceptibles de présenter des difficultés de régulation des émotions. Les parents jouent un rôle central dans le développement de la régulation des émotions, spécialement durant la petite enfance. Les études indiquent qu'environ 50% des mères d'enfants victimes d'AS ont elles-mêmes été agressées sexuellement durant leur enfance. Le dévoilement de leur enfant risque donc d'avoir un important impact sur leur bien-être psychologique. Il est également à noter que les parents d'enfants victimes d'AS, qu'ils aient eux-mêmes été agressé sexuellement ou non, présentent souvent de la détresse psychologique à la suite du dévoilement d'AS de leur enfant. Nous avons donc voulu explorer la contribution relative de ces facteurs parentaux (détresse psychologique et histoire de victimisation sexuelle du parent non-agresseur) à la prédiction de la régulation des émotions d'enfants victimes d'AS. À notre connaissance, aucune étude n'a à ce jour exploré ces liens, malgré la pertinence d'une telle analyse. Des analyses de régressions ont été effectuées auprès de 153 enfants âgés de 3 à 6 ans, dont 75 victimes d'AS. Les résultats indiquent que les facteurs parentaux contribuent à la prédiction de certaines dimensions de la régulation des émotions (sous-régulation) chez les enfants au-delà de l'AS en elle-même et de leur genre. Les implications cliniques et de recherche seront discutées.
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