Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Laure Sebrier : Université Laval
Dans cet article, nous exposons les statistiques de faible revenu extraites de l'Enquête Nationale auprès des Ménages (ENM) de 2011.
Les résultats préliminaires obtenus grâce à la Mesure du Panier de Consommation nous permettent d'identifier les groupes vulnérables chez les personnes âgées, particulièrement les individus seuls et les femmes. Nous comparerons également ces chiffres à ceux obtenus grâce aux autres mesures de pauvreté : SFR (Seuils de Faible Revenu) et MFR (Mesure de Faible Revenu) afin de les confronter car la littérature relève souvent des taux différents (Frechet, 2012).
Les données extraites sur les sources de revenus des ainés nous ont quant à elles permises d'identifier plusieurs faits saillants. D'une part l'importance des transferts publics et la faiblesse des revenus de travail. D'autre part, nous relevons la faible proportion des retraites privées, particulièrement chez les femmes et les individus pauvres. Par ailleurs, la pauvreté semble moins élevée chez les aînés percevant un revenu d'emploi.
Bien que l'ENM suscite des doutes, elle nous a permis de dégager des tendances globales de pauvreté pour le Québec extrêmement proches de celles publiées par l'ISQ, ce qui tend à légitimer son utilisation à des fins de recherche.
Au cours des dernières décennies, le Québec a connu les effets du baby-boom puis du baby-bust (effondrement de la natalité), transition accompagnée de plusieurs vagues d’immigration de type et de provenance différents. Depuis 2001, l’immigration représente d’ailleurs la principale source de la croissance de la population du Québec. L’effectif de la main-d’œuvre est en partie le résultat de cette évolution, mais aussi de changements de comportements et de caractéristiques de divers groupes sociaux face au marché du travail.
Alors que le vieillissement de la population suscite des préoccupations quant à l’avenir de la croissance de la main-d’œuvre, l’évolution des rapports complexes entre les comportements démographiques, l’activité et l’emploi s’impose comme enjeu de recherche stratégique. Comme le soulignaient Laplante et Godin (2003), « […] la relation entre l’évolution de la population active et de la population employée d’une part, et les phénomènes démographiques stricto sensu d’autre part, est maintenant un système complexe où la décision de participer au marché du travail joue vraisemblablement un rôle plus important que l’offre d’emploi. Dans un tel contexte, prévoir l’utilisation de la population active et de la population employée requiert vraiment des hypothèses sur la nature et la répartition des comportements […]. » Depuis une dizaine d’années, d’énormes progrès ont été réalisés dans ce domaine grâce à l’accès à de nouvelles sources de données et aux développements méthodologiques en matière de modélisation.
Ce colloque a pour principal objectif de réunir les chercheurs qui s’intéressent, d’une part, aux processus démographiques et, d’autre part, aux tendances économiques et sociales qui interagissent avec ces processus et qui ensemble déterminent l’effectif, la composition et la productivité de la main-d’œuvre. Le colloque sera sous la responsabilité scientifique d’Yves Carrière, responsable du colloque annuel de l’ADQ (Association des démographes du Québec), Benoît Dostie, directeur du CIQSS (Centre interuniversitaire québécois de statistiques sociales), et Pierre-Carl Michaud, cotitulaire de la Chaire Industrielle-Alliance sur les enjeux économiques des changements démographiques.
Titre du colloque :
Thème du colloque :