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Cloe DESMARAIS : UQAM - Université du Québec à Montréal
Une antipathie mutuelle se définit comme une aversion réciproque entre deux personnes (Abecassis et al.,2002). L’implication dans une dyade antipathique serait relativement courante à l’enfance et à l’adolescence. Le peu d’études effectuées en début de scolarisation suggère que ce type de dyade serait même observable dès cet âge (Cleary,2005). Toutefois, peu d’information est disponible sur l’évolution de ces relations et sur les caractéristiques des partenaires antipathiques. La présente étude vise à combler ces lacunes en (1) identifiant les dyades antipathiques auprès d’élèves de maternelle; (2) examinant leur stabilité au cours d’une année scolaire, et (3) en tenant compte du genre du partenaire antipathique (même sexe versus autre sexe). L’ensemble de ces questions est examiné en considérant le genre de l’élève.
En octobre et en mai de l’année scolaire, 1579 enfants de maternelle (53% filles) ont pris part à des entrevues sociométriques. Les dyades antipathiques ont été identifiées avec l’énoncé «Avec qui aimes-tu le moins jouer?», selon la réciprocité des nominations (i.e. A nomme B, B nomme A). Les analyses préliminaires révèlent que 49% des enfants ont au moins une dyade antipathique en octobre(48% de filles, 52% de garçons) et 48% en mai(49% de filles, 51% de garçons). Ainsi, ce type de dyade serait également fréquent à cet âge, sans égard au genre. Des analyses supplémentaires permettront d’examiner la prévalence et la stabilité des dyades de même sexe et mixtes.
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