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Élisa Grenon : UQAM - Université du Québec à Montréal
Le sentiment d’imposteur (SI) est défini comme la croyance qu’ont des personnes compétentes d’être surestimées par autrui. Elles vivent dans la peur continue d’être démasquées et ont un système de défense anxiogène (Clance et Imes, 1978). Des études se sont intéressées aux effets du SI sur le fonctionnement d’élèves du primaire (Chayer et Bouffard, 2010), mais aucune n’a cherché à vérifier la validité conceptuelle du SI chez ces élèves. Cette étude visait à vérifier la relation entre le SI et deux aspects de sa définition, l’anxiété et l’écart négatif entre l’auto-perception de compétence et celle réfléchies par autrui mesurés chez 652 élèves (327 garçons) de 6ème année du primaire. Selon que leur score sur l’échelle de SI était supérieur ou inférieur de un écart-type de la moyenne, les élèves ont été répartis en trois groupes (faible, moyen, élevé). L’analyse multivariée avec l’anxiété scolaire et l’écart de perception de compétence en variables dépendantes et le groupe de SI et le sexe comme facteurs montre un effet simple du sexe (p <.002) et du groupe SI (p < .001). Les filles ont une anxiété scolaire plus élevée que les garçons. Les élèves des groupes SI moyen et élevé, mais pas ceux du groupe faible, jugent que leurs parents surestiment leur compétence. Les élèves du groupe SI élevé ont une anxiété supérieure à celle du groupe moyen, à leur tour supérieure au groupe faible. Les résultats soutiennent ainsi la validité conceptuelle du SI même chez des jeunes personnes.
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