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Comprendre le « phénomène » Living Labs au Québec : résultats préliminaires d'un projet de recherche partenarial

JR

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Juliette Rochman : Centre de Recherche sur les innovations sociales

Résumé de la communication

Les mutations socioéconomiques en jeu dans le nouveau capitalisme transforment en profondeur les territoires contemporains et se manifestent notamment par une véritable explosion de démarches où des individus motivés par le développement de leurs projets interagissent et collaborent dans des projets innovants. L'émergence et la diffusion des Living Labs (LL) (dont nous fournirons des éléments de définition) sont l'une des manifestations de cette tendance.

L'intérêt du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) pour les Living Labs s'est développé à partir d'un projet de recherche co-développé à partir de 2013 avec le Centre d'Innovation Sociale en Agriculture (CISA) du CEGEP de Victoriaville. La présente contribution permettra de présenter les résultats préliminaires du projet. Il s'agira d'envisager dans quelle mesure les LL constituent des initiatives porteuses d'innovation sociale (d'éventuelles pistes de solution en regard des enjeux actuels) en nous appuyant sur l'étude des démarches relevant des LL au Québec, ainsi que de l'expérimentation des principes et méthodes associées aux LL réalisée au sein même des différents axes du projet de recherche.

Résumé du colloque

L’innovation sociale ne peut être reconnue et codifiée en recherche qu’avec le concours des acteurs mêmes de l’innovation sociale. C’est ce qui a mené le Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) et le Centre interdisciplinaire de recherche et d’information sur les entreprises collectives (CIRIEC-Canada) à concevoir et à mettre en œuvre des programmes de recherche en partenariat avec des acteurs et des milieux novateurs sur les plans économique, social et territorial. S’en dégage un modèle de recherche qui vise à faire connaître et reconnaître les acteurs innovateurs ainsi que les innovations sociales générées dans les entreprises d’économie sociale, dans les instances et entreprises publiques, dans les milieux syndicaux ou au sein des collectivités territoriales, dont les activités sont tournées vers l’intérêt collectif et général. Diverses recherches partenariales ont mis en lumière des expériences qui ont entraîné des arrangements institutionnels et des modalités de gouvernance allant dans le sens d’une économie, voire d’une société plus sociale et solidaire, dans le sens global du terme. Or, ce modèle de recherche exige aussi une distance critique favorisant la théorisation sur les trajectoires et processus qui expliquent ces expériences, sur les facteurs qui jouent dans leur diffusion et sur les transformations qu’elles provoquent. Que nous apprend la recherche sur les innovations sociales relativement aux approches méthodologiques susceptibles de générer des résultats en phase avec l’intérêt général? Quelles sont les caractéristiques des approches méthodologiques développées à cet égard? Existe-t-il des enjeux et des défis spécifiques lorsqu’il s’agit pour la recherche de concilier intérêt particulier, intérêt collectif et intérêt général? Comment ces approches peuvent-elles être prolongées pour s’intéresser à de nouvelles grappes d’innovations sociales? Voilà des questions qui orienteront les participants à cette activité d'« enjeu de la recherche » lors des discussions qui auront lieu dans le cadre des plénières et des ateliers.

Contexte

section icon Thème du congrès 2016 (84e édition) :
Points de rencontre
section icon Date : 10 mai 2016

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