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Martine Hébert
Les conséquences associées aux situations d'harcèlement et de violence sexuelle vécues en milieu universitaire (VSMU) demeurent peu documentées de même que les facteurs pouvant influencer ces conséquences. La présente analyse offrira un premier aperçu des conséquences liées aux situations d'harcèlement sexuel, aux attentions sexuelles non désirées et aux situations de coercition sexuelle. Il s'agira d'abord de présenter un portrait descriptif de la fréquence des conséquences perçues des VSMU au plan de la réussite scolaire, de la vie professionnelle, personnelle et sociale, de la santé physique et des symptômes de stress post-traumatique. Une analyse subséquente permettra d'explorer la contribution de deux facteurs sur l'ampleur des conséquences rapportées, soit une expérience d'agression sexuelle pendant l'enfance et le fait de dévoiler les VSMU. Les implications des résultats au plan des pistes d'intervention à privilégier seront abordées.
Le colloque est l’occasion de diffuser les premiers résultats de l’enquête Sexualité, sécurité et interactions en milieu universitaire (ESSIMU), menée à l’hiver 2016. Il s’agit d’une recherche portant sur les violences sexuelles en milieu universitaire à laquelle collaborent des chercheures de six universités québécoises. Partant d’une définition large de la violence sexuelle, le regard se porte sur différents types de manifestations telles que : harcèlement sexuel, agression sexuelle, exhibitionnisme, voyeurisme, cyberharcèlement, attouchement sexuel non désiré, menace de viol, pression ou coercition sexuelle. Ce colloque permettra d’aborder différentes dimensions de cette problématique, comme l’ampleur des manifestations de violence sexuelle, les conséquences possibles et les réactions de l’entourage lors du dévoilement; des récits permettront également d’illustrer les contextes dans lesquels ces violences s’installent. Le colloque se veut un outil de réflexion collective autour des enjeux individuels et collectifs des violences sexuelles en milieu universitaire au Québec, notamment pour les interventions de soutien, de prévention et de sensibilisation.
Les résultats de cette recherche se démarquent de plusieurs manières des recherches antérieures. D’une part, le terme « milieu universitaire » indique que l’enquête inclut les gestes commis tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du campus par une autre personne affiliée à l’université. D’autre part, la plupart des études antérieures sont limitées à un échantillon étudiant, omettant ainsi un pan de la communauté universitaire de ce même milieu qui est tout aussi susceptible d’être impliqué dans des situations de violences sexuelles. La présente recherche inclut toute la communauté universitaire, c’est-à-dire toute personne ayant un statut d’étudiant ou d’employé.
Équipe interuniversitaire ESSIMU : en 2014, une équipe indépendante de l’UQAM a lancé cette recherche sous la direction de Manon Bergeron, professeure au Département de sexologie et membre du Réseau québécois en études féministes (RéQEF) et de l’équipe Violence sexuelle et santé (ÉVISSA), de Martine Hébert, professeure au Département de sexologie, et de Sandrine Ricci, doctorante en sociologie et chargée de cours. Le projet a pris de l’ampleur et plusieurs cochercheures s’impliquent dans leur université respective : Dominique Damant (UdeM), Isabelle Daigneault (UdeM), Francine Lavoie (ULaval), Isabelle Auclair (ULaval), Sylvie Parent (ULaval), Geneviève Paquette (UdeS), Jacinthe Dion (UQAC), Laurence Clennett-Sirois (UQO) et Stéphanie Demers (UQO). Ce projet se réalise aussi en collaboration avec Lyne Kurtzman du Service aux collectivités de l’UQAM, Nathalie Duhamel du Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) et Marie-France Goyer, coordonnatrice du projet et doctorante en sexologie (UQAM). Ce colloque est soutenu financièrement par RéQEF et ÉVISSA.
Thème du colloque :