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Christine Gilbert : York University
La comptabilité possède une image parfois rigide et cadrée, avec ses débits et ses crédits, et on lui reconnaît qu'une fonction restreinte au sein des sociétés. Pourtant, la comptabilité est un concept beaucoup plus large de reddition de comptes. Au courant des trente dernières années, la perspective sociologique en recherche comptable démontre la multiplicité de ses rôles, ainsi que sa présence et engagement dans les endroits les plus inattendus des sociétés. La perspective historique en recherche comptable démontre d'ailleurs ses tout premiers usages et accorde à la comptabilité d'être la première forme d'écriture que l'homme ait inventée. Au sein de cette communication, je voudrais d'abord introduire ce champ de recherche qui me permettra ensuite de mieux situer le contexte dans lequel s'inscrivent les trois études que je présenterai. Celles-ci ont emprunté les notions du rite de passage afin de l'appliquer aux recherches comptables. Deux thèmes seront ici abordés, soit les études doctorales positionnées comme rite de passage, ainsi que le rite de passage à titre de directeur au sein d'une firme comptable. Je voudrais ainsi mettre en valeur certaines observations relativement à l'utilisation des concepts du rite de passage et engager l'auditoire sur leur perception de telles études. En résumé, l'objectif de cette communication est de présenter de quelle manière la notion de rite de passage est appliquée dans une discipline où l'on ne l'aurait jamais soupçonné.
Les rites religieux et les passages liés au cycle de la vie, dont la concordance caractérisait les sociétés traditionnelles, n’ont plus nécessairement lieu dans nos sociétés hypermodernes. Les baptêmes, les mariages et les rites funéraires religieux persistent. Toutefois, d’autres formes rituelles, qui prétendent souligner les passages de la vie individuelle ou sociale, apparaissent dans le paysage contemporain. Comment se structurent les identités dans l’actualité? Quel rôle la ritualité y joue-t-elle?
L’étude des rites de passage accompagne le développement des sciences humaines et sociales dès les intuitions fondatrices de Van Gennep jusqu’à la liminalité de Victor Turner, la théorisation de l’individualisation par David Le Breton et, plus récemment, la critique rituelle de Ronald Grimes de même que le constat de la transformation et de l’émergence de nouveaux rites de passage par Martine Roberge. Entretemps, des approches interdisciplinaires se sont développées unissant notamment des chercheurs de différents domaines tels que théologie et psychologie, histoire et philosophie, anthropologie et neurosciences, linguistique et arts. En parallèle, les conditions et le contexte de la recherche se sont élargis et ont favorisé la globalisation médiatique et économique, si bien qu’un regard multi ou interculturaliste s’impose.
Le colloque « Les rites de passage aujourd’hui : enjeux et perspectives » prétend rouvrir et relancer le débat par l’entremise de l’analyse critique des approches et des méthodologies des études rituelles, ainsi que de la description ethnographique des rites de passage — autant classiques que nouveaux, religieux que profanes.
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